Condamné pour pédophilie en Grande-Bretagne, il enseignait en France

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Condamné pour pédophilie en Grande-Bretagne, il enseignait en France
@ FRED DUFOUR / AFP
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Après quinze mois de prison ferme purgés en Grande-Bretagne, un professeur a été autorisé à enseigner dans l'Essonne. Il est de nouveau mis en cause dans une affaire de pédophilie.

Najat Vallaud-Belkacem dévoilera vendredi son plan pour renforcer les mesures visant à prévenir les cas de pédophilie au sein de l'Education nationale. Lors de cet exposé, la ministre de l'éducation nationale doit notamment éclaircir l'affaire d'un professeur de mathématiques condamné et emprisonné en Grande-Bretagne pour pédophilie dix ans avant d'être mis en examen pour les mêmes faits en février…en France. A Villemoisson-sur-Orge dans l'Essonne.

15 mois de prison. Tout commence quand cet enseignant ne peut pas assurer la rentrée scolaire 2005 : il en prison en Grande-Bretagne, en attente de son procès pour pédophilie. Moniteur de colonie de vacances outre-Manche il avait été inculpé et déclaré coupable d'être entré dans la chambre de trois garçons et d'avoir tenté de baisser leurs shorts pendant leur sommeil. La justice anglaise le condamne alors à une peine de prison ferme et définitive de quinze mois.

Un professeur convaincant. A son retour en France une commission se réunit pour savoir s'il faut le réintégrer. Les membres de la commission ont d'abord des difficultés à se procurer le jugement anglais. Dès lors, c'est le professeur lui-même qui le leur communique par mail. Il tente ensuite de convaincre la commission que les témoignages des enfants ne sont pas fiables, que les autres moniteurs de la colonie de vacances l'ont chargé en raison de divergences pédagogiques. Le professeur produit ensuite une attestation de son épouse, elle-même monitrice, qui le défend en contestant les faits, plus un certificat d'une psychothérapeute attestant que le professeur ne présente pas de signe de dangerosité dans le cadre de sa profession.

La décision anglaise ignorée. Chose flagrante : les membres de cette commission avait entre les mains la condamnation de la justice anglaise pour pédophilie à quinze mois de prison. Un jugement qui semble ne pas avoir été pris au sérieux par les membres de la commission. Désormais le recteur qui préside à cette commission devra demander un deuxième avis à ses supérieurs, avant de décider du sort d'un enseignant. Depuis cette affaire, une autre est survenue : celle de l'enseignant de l'école de Villefontaine. Une loi a été votée depuis pour encadrer des cas comme celui-là