Chômage : "Quand on retrouve confiance en soi, on peut évoluer"

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Jean-Michel, 58 ans, s'est retrouvé au chômage en 2006. Aujourd'hui, il est en passe de retrouver son emploi grâce à l'association Emmaüs Défi. 

INTERVIEW

Jean-Michel, 58 ans, a perdu son emploi en 2006. Pris en charge par l’association Emmaüs Défi, qui lutte contre l’exclusion par le travail, il est aujourd'hui en passe de retrouver son emploi de comptable. Sur Europe 1 vendredi matin, il revient sur ses années de galère.

Au chômage, il se laisse aller. Après avoir perdu son emploi en 2006, celui qui était alors comptable rencontre immédiatement un obstacle. "Il y a eu une barrière", raconte Jean-Michel. "Cette barrière, ça a été l’âge".  Il "se laisse alors aller", avant de tomber dans l’alcool. Mais en 2012, il reçoit un coup de fil d’Emmaüs défi : "On m’a dit : 'Jean Michel, est ce que vous êtes d’accord pour nous rencontrer pour qu’on vous explique le fonctionnement d’un contrat d’insertion'. J’ai dit oui".  Deux trois jours après, Jean-Michel obtient un rendez-vous.

Le travail, c'est "se redonner un peu d'espoir". Il suit alors différents ateliers : textile, électronique, vaisselle, transport. Ces professions sont loin de son métier de comptable, mais il ressent quand même "un plaisir immense" : "parce que retravailler c’est se lever le matin, voir des gens que l’on ne connait pas mais avec qui on peut très bien s’entendre, c’est se redonner un peu d’espoir. Je voulais surtout plus rester chez moi à ne rien faire", a-t-il expliqué. Peu à peu, Jean-Michel remonte la pente "grâce à l’acharnement" de l’association et finit même par faire une immersion dans un cabinet d’expertise comptable. 

"Si on a la volonté de s'en sortir, on peut le faire". Aujourd'hui, en passe de retrouver un emploi, il retient une chose de cette période. "Si je n’avais pas connu cette période de précarité, de solitude, je ne me serais pas rendu compte de ce que pouvaient vivre les gens dans la rue. Et à mon niveau, rien que leur parler, les soutenir moralement, ça leur faisait du bien". Et en ce jour de Noël,  Jean-Michel a un message "d'espoir" pour ceux qui luttent toujours : "si on a la volonté de s’en sortir, on peut le faire. Il y a des gens chez Emmaüs Défi qui arrive à vous faire reprendre confiance en vous. Quand on retrouve sa confiance on peut évoluer".