Chienne enterrée vivante : la pétition qui monte

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Chienne enterrée vivante : la pétition qui monte
Image d'illustration@ AFP
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L’histoire d'une petite chienne retrouvée enterrée vivante indigne la toile et fait le plein de soutiens dans une pétition.

Son calvaire a ému les internautes et mobilise désormais les défenseurs de la cause animale. Une petite chienne a été retrouvée enterrée vivante samedi après-midi par un promeneur à Carrières-sur-Seine, dans les Yvelines. Une pétition circule maintenant pour que la peine maximale soit appliquée au propriétaire de l’animal. Europe 1 a contacté l’instigatrice de cette pétition.

Les faits. C’est le sauveur de cette petite dogue de Bordeaux qui relate son histoire dans un post Facebook, partagé mercredi près de 150.000 fois. Pedro raconte qu’il se promenait avec une amie lorsqu’il tombe sur une chienne, "cruellement enterrée vivante". "Seule sa tête était difficilement visible, compte tenu de la quantité de la terre qui la recouvrait", ajoute-t-il, photos à l’appui. Il prévient alors les secours avant de commencer à libérer l’animal.

Grâce à son tatouage, la police identifie rapidement le propriétaire, un jeune homme de 21 ans. Placé en garde à vue, l’homme nie les faits et livre une version peu convaincante, affirmant que le chien s’est enfui. Difficile à croire pour les enquêteurs qui affirment que la chienne a "plus de 10 ans et souffre d’arthrose, on l’imagine mal prendre la fuite en courant".

"Il faut que justice soit faite". Cécile est éleveuse de bouledogue français mais a elle-même pendant longtemps élevé des dogues de Bordeaux. Lorsqu’elle découvre l’histoire de la petite dogue, son sang ne fait qu’un tour : "il faut que justice soit faite. On peut tous avoir des difficultés à un moment ou à un autre de la vie et ne plus être capable de s’occuper d’un animal mais lorsque l’on l’abandonne, il faut le faire dignement". Outrée par "une telle cruauté", elle décide de lancer une pétition afin que la peine maximale soit appliquée au propriétaire, soit 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende.

Mobiliser un maximum de personnes au procès. Cécile compte aussi assister au procès et surtout envoyer au Tribunal de Paris, qui jugera l’affaire en mars 2016, les signatures qu’elle a recueillies avec sa pétition. Et le volume s’annonce conséquent puisque jeudi après-midi, sa pétition avait déjà engrangé 320.000 signatures. L’éleveuse de chiens invite maintenant les signataires à venir avec elle le jour du procès "pour montrer que la cruauté sur les animaux doit être punie".

"Il faut qu’elle récupère". Cécile en profite aussi pour nous donner des nouvelles de la petite dogue qui a été confiée à l’association SOS Dogues de Bordeaux. Une association dont elle n’est plus la responsable mais qu’elle avait elle-même créée. "Elle est arrivée chez les responsables hier", explique-t-elle, "elle est très faible, il faut qu’elle récupère maintenant". Tant que le propriétaire de l’animal ne sera pas déchu de ses droits au procès, la petite chienne ne pourra pas être adoptée mais Cécile veut y croire. Pour que cette petite dogue puisse prendre un nouveau départ dans la vie.