Avoir un chef femme ou homme : aucune importance pour 84% des Français

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Avoir un chef femme ou homme : aucune importance pour 84% des Français
@ FLORIAN DAVID / AFP
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Néanmoins, 11% des sondés préféreraient être encadrés par un homme et 5% par une femme. 

La plupart des Français (84%) se déclarent indifférents au fait d'avoir pour supérieur hiérarchique un homme ou une femme. Ce chiffre a été dévoilé dans un sondage Ifop réalisé pour Génération Femmes d'Influence publié mardi. Néanmoins, 11% des sondés préféreraient être encadrés par un homme et 5% par une femme. Et chez les Françaises de plus de 35 ans, 15% souhaiteraient être dirigées par un homme et seulement 3% par une femme, selon cette enquête réalisée du 14 au 16 octobre auprès d'un échantillon de 1.010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Un bilan mitigé de l'évolution de la situation des femmes. Globalement, les Français dressent un bilan en demi-teinte de l'évolution de la situation des femmes dans les sphères économique et politique au cours des cinq dernières années. Près d'un sondé sur deux (47%) juge que leur situation en matière d'emploi a stagné et près de 6 sur 10 (57%) n'ont observé aucune évolution dans le domaine de l'égalité salariale entre femmes et hommes.

Peu de femmes connues en économie. En politique, 45% considèrent que la situation des femmes s'est améliorée tandis que 39% jugent qu'elle a stagné et 16% dégradée. Le fait qu'une femme soit maire de Paris et que la parité soit désormais respectée dans les conseils généraux peuvent notamment expliquer cette perception, selon l'Ifop. Par ailleurs, aucun nom de femme n'émerge véritablement dans la sphère économique hormis celui de la directrice générale du FMI Christine Lagarde, citée par 28% des sondés. L'influence des femmes est en revanche reconnue par une large majorité de Français dans les sphères culturelle (87%) et médiatique (84%).

Du côté du plus haut sommet de l'Etat, 92% des Français sont favorables à l'idée qu'une femme accède à la présidence de la République. Une proportion stable depuis 1988. Les femmes se montrent encore plus favorables (95% contre 90% des hommes) ainsi que les sympathisants de gauche (98% conte 89% de ceux de droite).