Au large de la Bretagne, on recherche un "Pompéi sous-marin"

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Au large de la Bretagne, on recherche un "Pompéi sous-marin"
@ Emily IRVING-SWIFT / AFP
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Deux navires ont sombré il y a cinq siècles au large de Brest dans le Finistère.

Une nouvelle expédition scientifique se prépare pour retrouver les épaves de la Cordelière, et celle du Régent. Les deux navires ont sombré il y a cinq siècles au large de Brest dans le Finistère. Un des plus grands drames de l'histoire bretonne. Près de 1.500 hommes y ont péri. Cette campagne de recherche est lancée pour trois ans par le Conseil régional de Bretagne et le DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines). Elle nourrit l'espoir de retrouver ces deux épaves mythiques pour les archéologues.

Sur l'eau, deux colosses de bois s'affrontent. D'un côté la Cordelière, le navire de la duchesse Anne de Bretagne. De l'autre le Régent, appartenant au roi Henri VIII d'Angleterre. La bataille est terrible, les flammes dévorent les immenses voiles et  les mats en bois s'embrasent. Une explosion retentit et les deux bateaux sont finalement engloutis.

"Un témoignage de la vie à bord". 500 ans plus tard, les scientifiques peinent à retrouver les épaves. Mais les progrès technologiques et les précisions apportées par les archives relancent aujourd'hui les recherches. Michel L'hour va les diriger. Ce pionnier de l'archéologie des océans espère trouver un "Pompéi sous-marin", préservé par la sédimentation : "ces deux bateaux sont deux capsules de temps qui sont sous l’eau et on peut espérer que les fonds des coques soient bien conservés. C’est aussi un témoignage de la vie à bord, ce que chacun portait sur lui-même, les armes, ce qu’ils avaient pour vivre, tout ce qui relève de l’équipement, des gens et des bateaux, c’est une marée extrêmement importante d’informations que l’on peut espérer, un jour, extraire de ce site si ces deux épaves sont retrouvées."

Les recherches pour localiser les épaves doivent débuter fin juin. En trois semaines les scientifiques vont scruter au peigne fin 25 km2 dans la rade de Brest.