Alcool et grossesse : quels sont réellement les risques pour le fœtus ?

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Alcool et grossesse : quels sont réellement les risques pour le fœtus ?
@ ORLANDO SIERRA / AFP
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Est-ce grave pour le bébé d'avoir bu de l'alcool, par exemple durant le premier mois ? Explications.

"Zéro alcool pendant la grossesse", c'est la recommandation véhiculée ces dernières années, mais qu'en est-il au "tout début" de celle-ci ? Est-ce grave pour le bébé d'avoir bu de l'alcool, par exemple durant le premier mois, quand bien souvent les femmes ignorent même qu'elles sont enceintes ? C'est en tout cas l'inquiétude principale des futures mamans qui échangent sur le thème de l'alcool sur des forums internet selon une étude publiée par l'agence Santé publique France. Alors quels sont réellement les risques pour le fœtus ?

"Il n’est pas question d’interrompre une grossesse". La majorité des spécialistes sont formels : normalement le "zéro alcool", ça doit être dès le début de la grossesse. Pourtant, des femmes qui ignoraient être enceintes mais qui ont consommé de l'alcool, et parfois beaucoup, les gynécologues en voient de plus en plus. Et selon eux, le risque se mesure au cas par cas.

Par exemple, le principal danger pour une femme qui a bu cinq ou six verres un soir, à quelques jours de grossesse, c'est la fausse couche. Par contre, pour une autre qui a bu la même quantité mais découvert sa grossesse plus tardivement, à six ou sept semaines, il faudra vérifier l'absence de malformation physique, précise le gynécologue Yves Benzakine, qui se veut toutefois rassurant : "même si elles ont bu un peu de façon excessive, il n’est pas question d’interrompre une grossesse pour ce genre de motif. Des échographies seront faites mais, dans la plupart des cas, tout va bien. Le risque d’anomalie fœtale chez ces femmes est relativement faible, mais ce risque doit être prévenu".

L’importance des consultations préconceptionnelles. Et pour prévenir ce risque, ce spécialiste rappelle l'importance des consultations préconceptionnelles qu'on peut réaliser avec son généraliste ou son gynécologue dès qu'on a un projet de grossesse. Cela permet de faire le point sur son mode vie, voire même en matière d'alcool, justement, d'identifier la période du cycle où il est possible de consommer quelques verres sans risque si une grossesse survient.