Affiches de prévention du sida : Touraine "saisit la justice" après la "censure" de maires

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Affiches de prévention du sida : Touraine "saisit la justice" après la "censure" de maires
Des maires jugent "choquantes" ces affiches de prévention.
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Plusieurs villes dirigées par des élus Les Républicains ont pris des arrêtés d'interdiction des affiches, notamment à Aulnay-sous-Bois.

La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a annoncé mardi "saisir la justice" après la "censure" par "certains maires" d'une campagne de prévention contre le sida montrant des couples homosexuels, les élus jugeant les affiches contraires "aux bonnes mœurs" ou "provocantes". La campagne, lancée par le ministère des Affaires sociales et de la Santé, met en avant des couples d'hommes ou de femmes avec des messages tels que "Aimer, s'éclater, s'oublier. Les situations varient. Les modes de protection aussi".

Des arrêtés d'interdiction. "Pour la santé publique et contre l'homophobie, je saisis la justice après la censure par certains maires de la campagne de prévention du VIH", a écrit la ministre sur le réseau social Twitter, en réaction notamment à un arrêté d'interdiction pris par la municipalité d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, dirigée par un maire Les Républicains (LR). Celui-ci considère que ces affiches sont "contraires aux bonnes mœurs et à la moralité" et "portent atteinte à la dignité au risque de heurter la sensibilité de l'enfance et de la jeunesse".

JC Decaux tenue de retirer les affiches. A Angers, les mêmes affiches ont aussi été retirées "pour protéger les enfants les plus jeunes des visuels et des messages", selon le maire LR de la ville, Christophe Béchu, pour qui "le contenu et la forme de la campagne peuvent être ressentis comme provocants". Une source proche de JC Decaux a expliqué qu'une dizaine de villes sur les 130 où la campagne est diffusée avaient écrit à la société d'affichage pour demander de retirer les affiches. Contractuellement l'entreprise est obligée de le faire à partir du moment où elle reçoit une demande écrite d'une municipalité, a-t-elle précisé.