Affaire Théo : appel de personnalités contre les violences policières

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Affaire Théo : appel de personnalités contre les violences policières
La Une de Libération de mercredi matin. @ Capture d'écran @Libé
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Des dizaines d’artistes, de sportifs et de comédiens "réclament justice" dans une tribune publiée dans le quotidien "Libération".

Des dizaines de personnalités se mobilisent contre les violences policières, plusieurs jours après le début de l’affaire Théo. Des sportifs, des comédiens ou encore des journalistes "réclament justice" dans une tribune publiée mercredi dans Libération. "Ils s’engagent pour Adama, pour Théo", est-il écrit en Une, avec les noms de plusieurs signataires, dont Omar Sy, Yannick Noah, Eric Cantona, le groupe IAM ou encore Patrick Bruel.

"Ces monstres ne peuvent être associés aux forces de l'ordre qui nous protègent." Rédigée par un adjoint au maire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), Steevy Gustave, la tribune est notamment signée par les chanteurs Patrick Bruel, Hugues Auffray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d'Avignon Olivier Py ou encore l'humoriste Anne Roumanoff.

Qualifiant de "brebis galeuses" et d'"agents du désordre" les quatre policiers mis en examen, dont un pour viol, après l'interpellation de Théo le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ils considèrent que "ces monstres ne peuvent être associés aux forces de l'ordre qui nous protègent et sauvent des vies au péril des leurs". Mais "est-ce une bavure, un fait divers de plus qui sera, lui aussi, classé sans suite?", demandent-ils.

Ils dénoncent "l’impunité de certains gendarmes et policiers." Dans une autre tribune également publiée dans Libération, de nombreux autres artistes, parmi lesquels les chanteurs Zebda et Arthur H ou l'acteur Omar Sy, réclament justice dans l'affaire Adama Traoré, un jeune homme mort au cours de son interpellation par des gendarmes en juillet. 

"Nous, artistes, sportifs-tives, comédien-nes, écrivain-es […] considérons que la mort d’Adama Traoré n’engage pas seulement ses proches mais l’ensemble de notre pays, de notre société (…) Et, depuis six mois, ce qui aurait pu n’être qu’une énième "bavure" meurtrière illustre jour après jour l’impunité de certains gendarmes et policiers en France", soutiennent les signataires.