Tempête "Leiv" dans le Sud-Ouest : la région durement touchée par les vents forts mais aucun blessé

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Tempête "Leiv" dans le Sud-Ouest : la région durement touchée par les vents forts mais aucun blessé
La ville de Lesconil dans le Finistère est soumise à de forts vents qui provoque d'impressionnantes vagues@ FRED TANNEAU / AFP
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Des rafales de vent jusqu'à 148km/h ont été relevées sur le littoral girondin. De nombreux dégâts matériels ont été causés par ces vents forts mais aucun blessé n'est à déplorer.

L'ESSENTIEL

Des rafales de vent à 148 km/h, des écoles inutilisables au toit arraché, des axes ferroviaires coupés, jusqu'à 260.000 foyers privés d'électricité : "Leiv", tempête annoncée "exceptionnelle", a durement frappé le Sud-Ouest samedi matin, provoquant dégâts matériels et perturbations, mais aucun drame humain. 

Les infos principales à retenir

- Encore 60.000 foyers étaient toujours privés d'électricité en Gironde et dans les Charentes, samedi soir.

- Chutes d'arbres, lignes électriques jonchant le sol, routes coupées, échafaudages à terre : seuls des dégâts matériels ont été rapportés. 

Jusqu'à 260.000 foyers coupés d'électricité. Selon Enedis (ex-ERDF), au moins 260.000 foyers ont été privés d'électricité samedi, principalement en Nouvelle Aquitaine et en Auvergne-Rhône Alpes, dans le sillage de "Leiv". La situation s'est amélioré au fil de la journée, mais 60.000 foyers, aquitains surtout, devaient rester déconnectés en fin de soirée, selon Enedis, qui a mobilisé sur le terrain 2.000 techniciens. "Il faut encore un petit peu de temps pour affiner le diagnostic, que les équipes travaillent encore sur le terrain. Et elles travailleront très tard ce soir, je peux vous le dire. Toute la force d'Enedis est mobilisée aujourd'hui", expliquait en milieu de journée Philippe Toucheron, directeur adjoint d'Enedis en Charente-Maritime, au micro d'Europe 1.



Des rafales de vent jusqu'à 148 km/h. Tôt samedi avant l'aube, les départements du Sud-Ouest atlantique ont été réveillés par des bourrasques, des tuiles arrachées, des chutes de poubelles et des volets claquants. Sur le littoral aquitain, des rafales ont été enregistrées à 148 km/h au Cap Ferret (Gironde), 144 km/h à Royan (Charente-Maritime), et à jusqu'à 128 km/h à l'intérieur des terres à Cognac (Charente), 118 km/h à Châteauroux, ou 117 km/h dans les rues de Bordeaux. Aucun blessé mais de dégâts matériels ont été rapportés.



950 interventions des pompiers. Les pompiers sont intervenus plus de 950 fois en Gironde, Charente et Charente-Maritime, où "Leiv" a soufflé le plus fort, mais principalement pour des chutes d'arbres, de lignes électriques, des dizaines de routes départementales ou voies secondaires coupées, des toitures ou de la signalétique arrachées, et des secours à la personne, sans gravité. A Lacanau, en Gironde, un arbre est tombé sur une voiture dont la conductrice a pu sortir indemne. "Elle a eu peur, mais plus de peur que de mal", a indiqué à l'AFP le maire, Laurent Peyrondet. 

A Bourcefranc-le-Chapus, près de l'île d'Oléron, la toiture d'un lycée a été arrachée, et celle d'une maternelle endommagée. Les deux établissements ne pourront ouvrir lundi, mais la commune organisera l'accueil des élèves, selon la préfecture.


Tempête Leiv dans le sud-ouest

Fin des vigilances rouges et oranges. Placés en vigilance rouge jusqu'à 10 heures, la Gironde, la Charente-Maritime et la Charente ont essuyé le plus fort de la tempête, sur un balayage d'un peu plus de deux heures, avant de repasser en orange dans la matinée, puis en jaune à la mi-journée. La vigilance orange a également été levée pour l'Allier, le Cher, la Loire, la Nièvre, le Puy-de-Dôme et la Saône-et-Loire. 



La circulation perturbée.  Quatre accidents de la route liés à des chutes d'arbres ont été recensés en Gironde, sans faire de blessés. Le trafic ferroviaire a été par contre fortement perturbé, le réseau coupé en plus de dix points par des arbres ou obstacles divers. Ils ont bloqué deux TGV en pleine voie, en Gironde et en Charente-Maritime, et retenu d'autres en gares, provoquant des retards allant parfois jusqu'à quatre heures. Le trafic est revenu à la normale dans l'après-midi, selon la SNCF, malgré trois lignes encore suspendus : Bordeaux-Le Verdon, Saintes-Royan et Angoulême-Saintes, desservies par des bus. 



Les mesures de restriction de circulation de poids-lourds sur le réseau national, qui avaient immobilisé 2.300 camions depuis minuit en Nouvelle-Aquitaine, ont été levées en mi-journée samedi, mais parcs et jardins devaient rester fermés dimanche dans plusieurs villes, dont Bordeaux et La Rochelle.

Des agents grévistes. La CGT mines et énergie a demandé samedi aux salariés de refuser de participer au dispositif d'urgence mis en place par Enedis, dans le cadre de la tempête "Leiv", dénonçant les "cures d'austérité" du groupe. La filiale d'EDF a expliqué que "quelques personnes" s'étaient mises en grève, sans que cela n'ait de conséquences sur le dispositif Force d'Intervention Rapide Electricité, révèle l'AFP. "D'autres salariés volontaires" ont pu être trouvés par Enedis pour intervenir.

Les prévisions de dimanche. Dimanche, une troisième dépression - la troisième consécutive en moins de quatre jours -, "Marcel", est attendue sur la côte atlantique, mais de moindre intensité, avec des vents de 100-110 km/h. De fortes vagues restent attendues sur le littoral, mais à l'impact "submersion" amoindri par de petits coefficients de marée (inférieur à 60). Selon Météo France, après une accalmie dans la nuit, le vent d'ouest devait être de nouveau soutenu dimanche, soufflant à 80-90 km/h le matin sur la façade atlantique, localement 100-120 km/h vers la mi-journée entre les Charentes et les Landes.