La première éolienne en mer française mise en service fin 2017

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La première éolienne en mer française mise en service fin 2017
L'éolien marin permet notamment de réduire l'impact visuel de l'exploitation de cette source d'énergie.@ SHAUN CURRY / AFP
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Cette éolienne de 80 mètres de diamètre doit permettre d'alimenter 2.000 à 5.000 foyers si elle répond bien aux tests qui vont être menés tout au long de l'année.

La première éolienne en mer française, une éolienne flottante actuellement en construction sur le port de Saint-Nazaire, sera mise en service au large du Croisic avant la fin de l'année, ont annoncé mardi ses promoteurs. Il s'agira de la première éolienne en mer française, et le septième démonstrateur d'éolienne flottante au monde, une filière émergente en pleine expansion, a précisé Paul de la Guérivière, PDG d'Ideol, la société qui brevette et développe la fondation flottante.

Baptisée "Floatgen", cette éolienne de 80 mètres de diamètre, équipée d'une turbine de 2 mégawatts, devrait être remorquée à l'automne sur le site d'expérimentation en mer Sem-Rev, situé à 20 km des côtes. Elle sera ensuite raccordée au réseau électrique et mise en service pour une expérimentation de deux ans.

Un projet à 25 millions d'euros. "Il y a plus de 3.000 éoliennes en mer en exploitation aujourd'hui dans le monde et aucune en France. La France a raté le coche de l'éolien posé, et au final c'est une éolienne flottante qui sort en premier", s'est réjoui le PDG d'Ideol, qui se présente comme l'un des leaders mondiaux dans l'éolien flottant. Le projet, lancé en 2013, a coûté 25 millions d'euros.

Les éoliennes flottantes permettent notamment de s'affranchir de la contrainte de profondeur et, étant plus éloignées des côtes, de réduire l'impact visuel. En forme d'anneau carré, permettant une meilleure stabilité à moindre coût, le flotteur de l'éolienne "Floatgen" est constitué d'une coque en béton, un matériau "trois fois plus léger que l'acier", habituellement utilisé dans les projets concurrents, a souligné Nicolas Jestin, directeur commercial de Bouygues Travaux Publics.

"Tester la stabilité de la plateforme". Le flotteur sera par ailleurs maintenu sur le site à l'aide de deux lignes d'ancrage à l'avant et de quatre à l'arrière, en nylon, une fibre synthétique élastique et non sujette à la corrosion. Une fois sur site, des tests seront menés en conditions réelles pendant deux ans. "On va tester la résistance des ancrages, la stabilité de la plateforme, sa capacité à résister aux tempêtes et aux effets de la houle. Et si tout va bien, l'énergie produite pourra alimenter 2.000 à 5.000 foyers", a mis en avant Arnaud Poitou, directeur de l'Ecole centrale de Nantes, concessionnaire du Sem-Rev.