La mousse a permis à la vie de se développer sur Terre

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La mousse a permis à la vie de se développer sur Terre
L'étude suggère que les premières plantes terrestres étaient étonnamment productives et ont provoqué une hausse majeure de la quantité d'oxygène dans l'atmosphère.@ DANIEL MIHAILESCU / AFP
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L'étude suggère que les premières plantes terrestres étaient étonnamment productives et ont provoqué une hausse majeure de la quantité d'oxygène dans l'atmosphère.

Tout a commencé avec la mousse. C'est ce qu'explique une étude publiée lundi suggérant que cette plante est à l'origine des quantités d'oxygène ayant permis ensuite aux animaux et aux humains de prospérer sur Terre. Il y a environ 470 millions d'années, la mousse a commencé à proliférer, apportant à la planète sa première source d'oxygène stable et permettant aux formes de vie intelligentes de prospérer, selon cette étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

30% de la production d'oxygène. "C'est formidable de penser que sans l'évolution de la modeste mousse, aucun de nous ne serait là aujourd'hui", a affirmé l'un des co-auteur de l'étude Tim Lenton, professeur à l'université d'Exeter. "Notre étude suggère que les premières plantes terrestres étaient étonnamment productives et ont provoqué une hausse majeure de la quantité d'oxygène dans l'atmosphère", poursuit-il. L'oxygène est d'abord apparu dans l'atmosphère terrestre il y a 2,4 milliards d'années, durant ce qu'on appelle la Grande Oxydation, mais il n'a atteint ses niveaux actuels qu'il y a quelque 400 millions d'années.

Des scientifiques avaient élaboré la théorie selon laquelle les forêts avaient engendré la hausse des niveaux d'oxygène, mais les auteurs de l'étude des PNAS ne sont pas du même avis. En utilisant des simulations par ordinateur pour scruter le passé, les chercheurs ont estimé qu'il y a environ 445 millions d'années, le lichen et la mousse généraient potentiellement quelque 30% de l'oxygène terrestre. Cette hausse des niveaux d'oxygène "a permis à une vaste, mobile et intelligente vie animale, incluant les humains, d'évoluer", affirme l'étude.