"Reste à charge zéro" : l'assurance maladie propose une modulation des remboursements des soins dentaires

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"Reste à charge zéro" : l'assurance maladie propose une modulation des remboursements des soins dentaires
Les dentistes devront baisser leurs tarifs, selon les propositions de la Cnam. Photo d'illustration.@ FRED TANNEAU / AFP
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L'assurance maladie souhaite établir trois modes de prises en charge pour les soins prothétiques, comme les couronnes, avec des taux de remboursement différents.

La promesse fait partie de la "feuille de route" d'Agnès Buzyn pour 2018. D'ici la fin de l'année, la ministre de la Santé doit mettre en place le "reste à charge zéro", c'est-à-dire soigner ses dents sans verser un euro. Dans cette optique, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a établi un projet de convention tarifaire proposé aux chirurgiens-dentistes et dévoilé mercredi dans Le Parisien.

Un premier panier de soins essentiels. Aux représentants des dentistes, le directeur de la Cnam, Nicolas Revel, a proposé trois "paniers de soins" avec à chaque fois une prise en charge différente. Le premier panier de soins concerne les besoins essentiels (46,6% des actes) et éviterait toute dépense au patient. Pour cette première catégorie, un effort de 388 millions d'euros serait demandé aux chirurgiens-dentistes pour leurs baisses de tarifs.

Deux autres paniers moins bien remboursés. Pour le deuxième panier, l'objectif est d'aboutir à un "reste à charge modéré" avec une baisse des tarifs de 174 millions d'euros. Enfin, pour le troisième panier de soins, les tarifs demeureraient libres. Il s'agirait de soins haut de gamme, donc non remboursés.

562 millions d'euros de baisse de prix demandés aux dentistes. Au total, la Cnam exige 562 millions d'euros de baisse de prix de la part des dentistes. Les niveaux de remboursement vont aussi varier selon la localisation de la dent et le matériau utilisé. Autrement dit, plus les soins seront visibles (les incisives et les canines), mieux ils seront remboursés. Une réunion est prévue mi-mars entre la Cnam et les chirurgiens-dentistes, qui doivent accepter cette nouvelle configuration du remboursements des soins prothétiques.