Quand des médecins apprennent à un logiciel à prédire des traitements anti-cancers

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Quand des médecins apprennent à un logiciel à prédire des traitements anti-cancers
L'intelligence artificielle, créée par des chercheurs français, est capable de prédire l'efficacité de l'immunothérapie. Image d'illustration. @ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Des médecins français ont aidé à mettre au point une intelligence artificielle capable de déterminer l'efficacité de l'immunothérapie selon la nature des cancers.

Un ordinateur bientôt capable de remplacer un médecin oncologue ? Peut-être, à en croire une étude parue dans The Lancet Oncology et rapportée lundi par Le Parisien. Des équipes françaises ont en effet réussi à apprendre à un logiciel à prédire l'efficacité du traitement de l'immunothérapie selon le type de cancers.

Des scanners de 500 patients. Pendant plus de deux ans, des médecins de l'hôpital Gustave-Roussy à Villejuif et de l'Inserm ainsi que des ingénieurs de CentraleSuprélec ont fourni à un logiciel des images de scanners de plus de 500 patients atteints de cancers afin qu'il apprenne à les décrypter.

"Eviter des traitements inutiles". A la clef de ce long apprentissage ? Un algorithme capable de prédire le meilleur traitement possible. Plus précisément, cette intelligence artificielle est désormais capable de prédire l'efficacité de l'immunothérapie. Cette dernière, très prometteuse, n'est aujourd'hui efficace que chez 15 à 30% des patients atteints de cancers. C'est pourquoi il est important de déterminer le plus rapidement possible quels patients seraient réceptifs ou non à l'immunothérapie. Mais aussi d'"éviter des traitements inutiles et coûteux", selon le professeur Eric Deutsch, chef du département de radiothérapie de Gustave-Roussy. Et le tout sans avoir à pratiquer de biopsie.

"Un potentiel formidable". A l'avenir, ces médecins espèrent améliorer leur logiciel afin qu'il détermine notamment la nature précise des tumeurs. "Il faut augmenter le nombre de patients", confirme Eric Deutsch dans les pages du Parisien, "mais on a là un potentiel formidable".