Première greffe de pénis aux États-Unis

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Première greffe de pénis aux États-Unis
Thomas Manning est le premier patient à bénéficier d'une greffe de pénis aux États-Unis.@ BORIS HORVAT / AFP
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Un homme de 64 ans, victime d'une forme rare de cancer, est le premier homme à bénéficier d'une greffe de pénis aux États-Unis.

Un homme de 64 ans, qui avait perdu une grande partie de son pénis à cause d'une forme rare de cancer, a eu la première greffe d'un organe viril aux États-Unis, a annoncé lundi l'hôpital de Boston où a été effectuée l'intervention chirurgicale, qui a duré quinze heures.

Seulement la deuxième réussie. Il s'agit de la troisième greffe d'un pénis dans le monde, dont la première réussie a été faite en 2014 en Afrique du Sud. Une première tentative effectuée en Chine en 2006 avait échoué. "Le patient, Thomas Manning, 64 ans, continue à bien se remettre avec une circulation normale du sang dans l'organe du donneur et aucun signe de saignement, de rejet du pénis implanté ou d'infection", précise le Massachusetts General Hospital de Boston dans un communiqué.

"Bien que le patient soit encore dans les tout premiers stades du processus de guérison, ses médecins se sont déclarés prudemment optimistes qu'il pourra retrouver la fonction de son pénis perdu en 2012 après avoir été diagnostiqué d'un cancer qui a nécessité une amputation partielle de l'organe", précise également l'hôpital. Le pénis transplanté provient d'un donneur décédé dont le groupe sanguin et la couleur de la peau sont compatibles. L'équipe de chirurgiens et médecins qui a réalisé cette greffe les 8 et 9 mai derniers se sont entraînés pendant plus de trois ans, notamment sur des cadavres. Leur objectif était de peaufiner la technique de manière à pouvoir l'appliquer avec succès sur un plus grand nombre de personnes dont notamment des soldats blessés au combat.

Il ne lui restait que 2,5 centimètres de pénisDans une interview au New York Times, Thomas Manning, un employé de banque, a expliqué qu'après l'ablation d'une grande partie de son pénis, il ne lui restait que 2,5 centimètres. Il décrit aussi l'isolement social qui a résulté de cette amputation, évitant les contacts notamment avec des femmes.