Nicolas Hulot, José Bové, Delphine Batho... Même les cheveux des écolos n'échappent pas aux perturbateurs endocriniens

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Nicolas Hulot, José Bové, Delphine Batho... Même les cheveux des écolos n'échappent pas aux perturbateurs endocriniens
Nicolas Hulot et José Bové ont participé tous les deux à la recherche sur les perturbateurs endocriniens, menée par l'ONG Generations Futures.@ DAVID ADEMAS / AFP
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L'ONG Generations Futures publie jeudi une étude inédite sur l'omniprésence des perturbateurs endocriniens, avec des cobayes bien connus.

Les perturbateurs endocriniens n'épargnent personne. Pas même les plus écolos. Un "cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens" a été trouvé dans les cheveux de sept personnalités de l'écologie parmi lesquels Nicolas Hulot, l'eurodéputé José Bové ou encore le candidat EELV à la présidentielle Yannick Jadot, indique une étude de l'ONG Générations Futures publiée jeudi. Ces substances chimiques sont présentes dans de nombreux produits du quotidien (cosmétiques, jouets, peintures, contenants alimentaires...) et perturbent le système hormonal. Elles peuvent notamment générer des maladies et anomalies.

Yann Arthus Bertrand ou Delphine Batho parmi les testés. "Les cheveux des personnalités testées renferment tous un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens bien que quatre familles de substances chimiques, seulement, aient été recherchées", souligne Générations Futures dans son rapport. L'association a aussi fait analyser les cheveux de la présidente du WWF et navigatrice Isabelle Autissier, du photographe Yann Arthus-Bertrand, de la députée et ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho et de la documentariste Marie-Monique Robin.

Des résultats sans appel. Les quantités de perturbateurs endocriniens retrouvées sont 17,5 fois plus élevées chez la personne la plus contaminée (Isabelle Autissier) que chez la moins contaminée (Delphine Batho), "ce qui montre clairement que l'exposition des personnes n'est pas uniforme, mais varie considérablement en fonction de l'environnement dans lequel elles évoluent et ont évolué", analyse l'ONG.

Pour cette recherche, deux cents molécules ont été recherchées. "Entre 36 et 68" molécules ont été retrouvées chez les participants dont les cheveux ont été soumis à toutes les analyses. C'est-à-dire tous, sauf Yannick Jadot, chez qui ces molécules n'ont pas pu être recherchées, son échantillon n'étant pas suffisant. Pour le candidat à la présidentielle, il ne s'en est fallu que d'un cheveu.