Femmes enceintes : ces habitudes alimentaires à bannir

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Femmes enceintes : ces habitudes alimentaires à bannir
Photo d'illustration. @ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Consommation de certains aliments, variations extrêmes de poids, prise de compléments alimentaires... Plusieurs études révèlent les pratiques à bannir par les femmes enceintes. 

Durant la grossesse, l'alimentation tient un rôle central. En effet, il ne s'agit plus de couvrir les besoins nutritionnels d'une seule personne mais de deux.  

S'il est capital de consommer plusieurs aliments tels que les acides gras essentiels ou encore les protéines, il se pourrait bien qu'il faille en bannir d’autres. C'est en tout cas ce que révèlent plusieurs études récentes parues sur ce sujet. Ces dernières déconseillent des produits précis mais aussi certaines attitudes alimentaires impactant la santé de la mère et de l'enfant à naître. 

Eviter de consommer certaines denrées. L'une des pathologies touchant le plus fréquemment les femme enceintes est le diabète. En France, 8.3 % d'entre elles seraient en proie au diabète gestationnel selon les chiffres de la Société Francophone du Diabète, ce qui représente plus de 50.000 cas tous les ans. 

Afin d'éviter cette pathologie, une seule solution : limiter les apports en sucre, mais aussi se garder de consommer des denrées "light". Car selon une étude parue dans The International Journal of Epidemiology, les femmes buvant des boissons light pendant leur grossesse exposent leur enfant à un risque de surpoids jusqu'à 60 % plus élevé que les autres enfants.

Le sucre, qu'il soit vrai ou faux, n'est pas le seul aliments dont les femmes enceintes feraient bien de se tenir éloignées. Dans un guide publié en 2007, l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) recommandait aux femmes enceintes d'éviter de consommer de la caféine. Bien que cette substance n'ait aucun effet malformatif sur le bébé, les experts soulignent que des troubles cardiaques ont été décrits chez des fœtus dont les mères consommaient au moins cinq tasses de café par jour. 

Bannir les compléments alimentaires. Au cours des derniers mois, cinq signalements d'effets indésirables de compléments alimentaires sur des bébés ont été réalisés en France. En réponse, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement et travail) a publié début juin un rapport soulignant que prendre des compléments alimentaires pendant la grossesse sans avis médical représenterait un risque pour la santé du bébé à naître

Les compléments alimentaires destinés aux femmes enceintes sont souvent riches en vitamine D et en iode, deux substances initialement inoffensives. Cependant, dans certains cas, les consommer peut se révéler néfaste pour le fœtus. 

Ainsi, si une femme enceinte est caractérisée par une hypersensibilité génétique à la vitamine D, prendre des compléments alimentaires augmentera le risque pour le bébé de contracter une hypercalcémie, c'est-à-dire une concentration trop importante de calcium dans le sang. 

Parallèlement, un apport excessif d'iode pendant la grossesse augmente le risque de mauvais fonctionnement de la thyroïde, glande endocrine indispensable au fonctionnement de l'organisme, chez le nouveau-né. 

Surveiller son poids. Enfin, le comportement alimentaire de la mère en général est à surveiller. Selon une étude publiée récemment dans le British Medical Journal, les bébés de mères obèses seraient plus exposés que les autres aux risques de malformations congénitales, telles que les malformations cardiaques. 

D'après les auteurs de l'étude, chercheurs à l'Institut Karolinska à Stockholm, plus l'obésité de la mère est sévère, plus le risque est élevé. "C'est la raison pour laquelle il faut encourager les femmes en âge de procréer à adopter une hygiène de vie saine et atteindre un poids dans les normes avant même de concevoir une enfant" résument-ils. 

Pour autant, la maigreur n'est pas conseillée aux femmes enceintes. Selon un article paru dans Le Figaro, les mères trop maigres risqueraient une fausse couche. De plus, leur bébé aurait alors 53 % de risques supplémentaires de naître avec un poids ou une taille insuffisante.