Cancer de la prostate : des ultrasons comme nouveau traitement moins invasif

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Une équipe de médecins français utilise une nouvelle technique, moins invasive, pour traiter le cancer de la prostate, le plus fréquent chez l'homme : les ultrasons.

C'est le cancer le plus fréquent chez l'homme avec 58.000 nouveaux cas chaque année et près de 8.000 décès par an. Mais une équipe française vient de prouver l'efficacité d'une toute nouvelle technique pour traiter les tumeurs cancéreuses de la prostate : les ultrasons.

Une action très concentrée. C'est un procédé qui fusionne l'imagerie médicale et les ultrasons. Grâce à l'IRM et aux échographies, le médecin approche une sonde par les voies naturelles ce qui évite les cicatrices. Ensuite il utilise le même principe que les rayons du soleil à travers une loupe en concentrant les ultrasons. Il peut alors brûler les cellules cancéreuses sans toucher les tissus sains qui se trouvent autour de la tumeur lorsque elle petite.

Un traitement parmi les moins lourds. C'est actuellement le traitement le moins lourd, précise le professeur Sébastien Crouzet, urologue au CHU de Lyon. "Ça dure entre 20 minutes et 1h30 selon le volume [de cellules] que l'on doit traiter. On n'endort que le bas du corps avec une rachi-anesthésie. Donc en moins d'une heure et demie, le patient est débarrassé de sa tumeur et il peut tout à fait rentrer chez lui le soir-même. Et il a ensuite des séquelles bien diminuées par rapport au traitement standard."

Pas de cicatrice et un nombre de séquelles réduit. Par exemple, moins de 3% des patients souffre d'incontinence urinaire. Même chose du côté de la fonction érectile, avec les traitements standard, environ la moitié des patients ont des troubles. Avec cette méthode, c'est moins de 25% des hommes traités. Par ailleurs la durée de vie augmente pour les cancers les plus courants. "Les tendances observées sont encourageantes" ont estimé les auteurs de ce rapport. Selon eux, la survie à cinq ans est passée de 72% pour les cancers de la prostate diagnostiqués au cours de la période 1989-1993 à 94% pour ceux diagnostiqués entre 2005 et 2010, soit une hausse de 22 points.