Villepin, la prise de guerre de Sarkozy

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LES SECRETS POLITIQUES - Une fois élu à la tête de l'UMP, l'ancien président compte faire venir son ancien adversaire à ses côtés.

Dernière ligne droite pour les candidats à la présidence de l'UMP : les militants voteront samedi. Mais le futur probable président du parti, Nicolas Sarkozy, pense déjà à l'après. Et va faire revenir à ses côtés un certain… Dominique de Villepin. Son plus grand ennemi pendant de longues années, mais qui lui a pourtant apporté son soutien ces derniers mois.

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Un conseil des sages. Dominique de Villepin ne va pas intégrer l’état-major opérationnel du parti, mais une structure à part, une sorte de haut conseil qui regroupera les anciens Premiers ministres. Cela lui donnera surtout l’occasion de s’exprimer sur les questions internationales.

"Le symbole du rassemblement". Une chose est sûre : Villepin est un personnage du récit que veut écrire Nicolas Sarkozy, celui d’une famille politique qui se retrouve autour du chef.  Depuis plusieurs mois, les deux hommes se parlent régulièrement. "Dominique de Villepin, c’est le symbole du rassemblement : un ancien adversaire qui retrouve le chemin de l’unité", veut croire l'un des proches de Nicolas Sarkozy. Le message est limpide : si celui que Nicolas Sarkozy a longtemps voulu pendre "à un croc de boucher" accepte de jouer le jeu de l'union, tout est possible.

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Proche de Le Maire et Juppé. Le retour de Villepin, c'est aussi un petit message adressé par l'ex-président à Bruno Le Maire, son rival pour la présidence de l'UMP. En effet, Bruno Le Maire a été directeur de cabinet de l'ancien ministre des Affaires étrangères. Mais ce n'est pas tout : Villepin a lui-même été le directeur de cabinet… d'Alain Juppé, lorsque celui-ci est passé une première fois au Quai d'Orsay, au début des années 1990.

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© Reuters

Un rôle de "facilitateur". Dans le contexte actuel, le ralliement de Villepin ressemble donc à une belle prise de guerre. Mais à terme, l'ancien locataire de Matignon pourrait devenir une sorte de "passerelle" entre Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et Bruno Le Maire. Un "facilitateur" sur lequel compte Nicolas Sarkozy pour calmer les esprits, dans un parti qui en a bien besoin.

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