Vers la suppression des allocations familiales pour les plus aisés ?

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Le député La République en marche Olivier Véran propose que les familles les plus aisées ne perçoivent plus d’allocations familiales au bénéfice des plus défavorisées. Il s'en est expliqué sur Europe 1. 

INTERVIEW

C’est un vieux serpent de mer qu'a relancé Olivier Véran, député La République en marche dans le Figaro vendredi. Car l’élu de l’l’Isère propose de supprimer les allocations familiales pour les familles les plus aisées, un sujet toujours sensible puisqu’il touche à l’universalité du dispositif. "J’interroge le dispositif en me demandant si on ne peut pas faire preuve de davantage de redistribution, davantage de solidarité envers ces familles les plus fragiles. C’est une proposition", précise dans Europe Midi le rapporteur général de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée. "Avant de changer la règle, je propose qu’on puisse en débattre."

"Redistribution en faveur des familles les plus modestes". "D’un côté vous avez des familles qui ont un revenu élevé, parfois plus de 10.000 euros, et qui vont percevoir 32,40 euros par mois au titre des allocations familiales et de l’autre côté des familles monoparentales, des familles en situation de précarité, qui en dépit de allocations familiales, ne joignent pas les deux bouts", relève Olivier Véran. "Je suis en faveur d’une solution de redistribution en faveur des familles les plus modestes. Vous pouvez moduler la prime d’allocation pour les familles en dessous d’un certain revenu, pour des familles monoparentales. C’est ça la protection sociale", insiste le député d l’Isère.

"Les inégalités dans notre pays sont très importantes". "Qui peut dire que 32 euros, de plus ou de moins, pour une famille qui gagne plus de 10.000 euros par mois, ait un impact en termes de natalité ?", interrogé l’élu. "C’est une chose d’avoir de la natalité, c’est une autre d’avoir les conditions décentes pour élever ses enfants et leur permettre de grandir dans le bonheur de vivre dans notre société. Or, les inégalités dans notre pays sont très importantes entre les familles à haut revenu et les familles à bas revenu. Et ça a un impact social."