Valls-Hollande, le couple qui a décidé de s'entendre

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Valls-Hollande, le couple qui a décidé de s'entendre
@ AFP
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JE T’AIME, MOI NON PLUS - Après quelques tensions, le Premier ministre et le président semblent vouloir jouer l’entente. 

Depuis son arrivée à Matignon le 31 mars dernier, Manuel Valls a pu parfois irriter le chef de l’Etat. Sur le rythme des réformes notamment ou sur l’omniprésence médiatique du Premier ministre, les deux hommes ont connu quelques tensions. Mais selon les informations d’Europe 1, tout serait rentré dans l’ordre. Explications.

Les départementales devraient fragiliser Valls. François Hollande et Manuel Valls l’ont bien compris, leur entente dessert leurs intérêts réciproques. Dans le clan du Premier ministre, une "zone de danger" a été bien identifiée dans les prochains mois : les élections départementales (les 22 et 29 mars prochains). Si la défaite annoncée se profile pour la gauche, l’aile gauche du PS devrait essayer de déstabiliser Valls à l’issue du scrutin. Les proches du Premier ministre surveillent donc de très près les moindres agissements de Benoit Hamon, Martine Aubry et leurs amis.

Un mariage de raison avant le Congrès. Avec un calendrier électoral pas franchement optimiste pour le Parti socialiste, Manuel Valls n’a pas forcément intérêt à éloigner de son président en ce moment. D’autant que les départementales et le Congrès du PS  (du 5 au 7 juin 2015 à Poitiers) sont trop rapprochés pour laisser une éventuelle marge de manœuvre au chef de l’Etat. C’est bien un mariage de raison qui arrange les deux parties.

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Une stratégie payante ? Le couple au sein de l’exécutif pourrait bien être tenté de poursuivre sur cette route s’il regarde les derniers sondages. Après plusieurs mois consécutifs de chute, la cote de popularité des deux hommes semble repartir légèrement à la hausse. En décembre, François Hollande a grapillé 5 points, repassant au-dessus des 20 % (21%). Manuel Valls, lui, fait un bond de huit points, à 45% d’opinions favorables, selon le baromètre Odoxa-Orange/Presse régionale/France inter/L'Express publié mardi.