Valls et le casse-tête du vote de confiance

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Valls et le casse-tête du vote de confiance
@ Reuters
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Le Premier ministre a des difficultés à trouver une date pour solliciter la confiance des parlementaires. Le Sénat en est la cause.

L’INFO. Dès la nomination de son nouveau gouvernement, Manuel Valls avait promis à sa majorité un "moment de vérité", autrement dit un vote de confiance au Parlement. Sauf que trouver une date tourne au casse-tête pour le Premier ministre, lui qui avait assuré que la question serait posée "au moment de la session parlementaire, en septembre ou en octobre."

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Les sénateurs sont en campagne. Le problème porte un nom : Sénat. Le 28 septembre prochain, la Haute assemblée sera en effet renouvelée de moitié. Les sénateurs sont donc actuellement en campagne et ils ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils n’avaient pas l’intention de revenir au palais du Luxembourg plus tôt que prévu pour le plaisir d’écouter une déclaration de politique générale du Premier ministre. Conclusion : rien ne sera possible avant leur retour effectif, le 14 octobre prochain.

Et s’il zappait le Sénat ? Autre souci pour Manuel Valls : à cette date, le débat budgétaire aura déjà commencé à l’Assemblée nationale depuis une semaine. Solliciter la confiance des parlementaires à ce moment là n’aurait donc pas de sens. Face à cette double difficulté, Manuel Valls  a deux options. Comme il n’y a pas eu de changement de Premier ministre, il n’est pas obligé de réclamer la confiance et peut se contenter d’une sorte de déclaration de politique budgétaire à l’Assemblée nationale. Ou alors il zappe purement et simplement son passage devant le Sénat.

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Il ne serait pas le premier : lors des années Mitterrand, les sénateurs n’étaient pas associés au vote de confiance. Il est dès lors envisageable que la consultation - réclamée à corps et à cris par l'opposition - ait lieu en milieu de semaine prochaine. Mais l’exécutif doute encore : mettre de côté la Haute assemblée donnerait un argument à la droite dans la campagne des sénatoriales. Et comme le Sénat pourrait basculer…