Une nouvelle épine dans le pied de Richard Ferrand ?

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Bernard Accoyer (LR) accuse l'ancien député socialiste du Finistère d'un autre conflit d'intérêt en 2012, alors qu'il était encore lié aux Mutuelles de Bretagne. 

Les semaines se suivent et se ressemblent pour Richard Ferrand. Le ministre de la Cohésion des territoires est accusé d'un autre conflit d'intérêt malgré la décision du parquet national financier et de celui de Brest de ne pas ouvrir d'enquête après les révélations du Canard enchaîné, affirmant que les Mutuelles de Bretagne ont loué des locaux appartenant à sa compagne, alors qu'il les dirigeait en 2011. 

Un projet de loi sur les Mutuelles alors qu'il est rémunéré par les Mutuelles. Cette fois-ci, la charge vient des Républicains. Le secrétaire général du parti, Bernard Accoyer, à l'époque président du l'Assemblée nationale, reproche à Richard Ferrand d'avoir signé une proposition de loi déposée en 2012 qui permet aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins. Sauf que député socialiste du Finistère éait encore lié financièrement aux Mutuelles de Bretagne. Il avait bien démissionné de la direction générale, mais il continuait d'être rémunéré : 50.000 euros en 2012 quand il devient député, puis 18.500 euros l'année suivante en 2013. 

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Un autre poste de chargé de mission au sein des Mutuelles de Bretagne. Tout est écrit noir sur blanc sur sa déclaration d'intérêt disponible sur le site de la haute autorité pour la transparence de la vie publique. Dans une autre rubrique, Richard Ferrand déclare aussi vouloir conserver pendant son mandat une activité au sein des Mutuelles de Bretagne : un poste de chargé de mission auprès de la direction générale, payé 1.250 euros par mois.


Que reproche-t-on exactement à Richard Ferrand ?

Le Canard Enchaîné retrace un épisode du 25 janvier 2011. À Brest, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand est alors le directeur général, souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins. Trois propositions s'offrent à elles, dont une émanant "d'une société civile immobilière dénommée Saca, qui n'a pas encore d'existence légale, et qui n'est même pas encore propriétaire des surfaces qu'elle propose à la location", selon l'hebdomadaire. C'est cette proposition qui est choisie par le bureau du conseil d'administration, "à l'unanimité". Toujours selon le Canard, la "future gérante de cette SCI n'est autre que l'avocate brestoise Sandrine Doucen, la compagne de Richard Ferrand".