Travail dominical : Hidalgo adresse une lettre au vitriol à Macron

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Travail dominical : Hidalgo adresse une lettre au vitriol à Macron
@ Reuters
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La maire de Paris va poser "prochainement" une question prioritaire de constitutionnalité sur le sujet du travail dominical.

Comme annoncé vendredi par Europe 1, Anne Hidalgo est bien décidée à contre-attaquer dans le dossier du travail du dimanche. Dans une lettre au vitriol adressée au ministre de l'Economie Emmanuel Macron, la maire de Paris annonce son intention de poser "prochainement" une question prioritaire de constitutionnalité sur le sujet du travail dominical.

"Je ne manquerai pas d'invoquer cette inconstitutionnalité". "La loi pour la croissance (...) persiste (...) à ôter à la Maire de Paris la compétence pour attribuer les douze ‘dimanches du maire’ pour les attribuer au préfet (...) Je ne manquerai pas d'invoquer cette inconstitutionnalité par le biais d'une question prioritaire de constitutionnalité prochainement", écrit Anne Hidalgo dans cette lettre. "Je souhaite ainsi vous réaffirmer mon profond désaccord sur les principes comme sur la méthode imposant aux acteurs locaux la définition des règles régissant leurs territoires et dérogeant aux principes fondamentaux du droit du travail en France", explique ensuite la maire de Paris, vent debout depuis le début contre l'extension de l'ouverture dominicale des commerces.

"Anne Hidalgo a totalement raison !" Samedi, interrogée sur le sujet par Europe 1, Martine Aubry, maire de Lille, avait soutenu son homologue parisienne : "Anne Hidalgo a totalement raison ! C’est incroyable de mettre autant de zones touristiques à Paris. Cela revient à dire que tous les commerces vont pouvoir ouvrir dans tous les quartiers", a-t-elle déclaré, remontée.


Aubry : "Anne Hidalgo a totalement raison!" sur...par Europe1fr

Macron regrette... A Bercy, c'est la stupeur. Dimanche soir, Emmanuel Macron n'avait pas reçu la lettre. "C'est un procédé lunaire", tonne un proche du ministre. "Anne Hidalgo rejette tout en bloc et ne propose rien", s'insurge un membre du cabinet, qui pointe la "mauvaise foi" de la maire de Paris. La guerre est déclarée.