Tel Aviv sur Seine : "On n'appelle pas à se mobiliser"

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Eric Coquerel, le secrétaire national du Parti de Gauche, ne souhaite aucun débordement jeudi mais se félicite que son camp ait "réussi à mettre (sur la table) le débat" autour de la politique de Benjamin Netanyahou. 

INTERVIEW

Près de 500 policiers et gendarmes vont être mobilisés jeudi à Paris pour assurer la sécurité de l'opération controversée "Tel Aviv sur Seine". Eric Coquerel, le secrétaire national du Parti de Gauche fait partie des élus qui ont demandé une modification de la programmation de "Tel Aviv sur Seine", ou "à défaut" son annulation, 

"On espère que tout va se passer dans le calme". "On n'appelle pas à se mobiliser", a toutefois indiqué l'élu de gauche sur Europe 1 mercredi, alors que des associations propalestiniennes ont appelé à manifester (une opération concurrente intitulée "Gaza Plage" est prévue, ndlr). "On a vu sur les réseaux sociaux depuis des jours, y compris venant d'une certaine extrême droite sioniste, des appels à provocation extrêmement violents, il y a plein de gens qui rêvent que ça se passe mal et nous n'avons pas les moyens militants d'éviter les provocations de ce type", a expliqué le conseiller régional d'Île-de-France. L'élu "espère que tout va se passer dans le calme".

"Nous avons gagné". "Quelque part aujourd'hui nous avons gagné", estime par ailleurs Eric Coquerel. "Nous avons montré qu'on ne peut pas dans le cadre de la politique de Monsieur Netanyahou, tourner le dos à toute chance de paix (...). On ne peut pas considérer qu'on fait quelque chose avec Israël d'un côté où il y a une espèce de bulle culturelle politique", a précisé l'élu de gauche, qui se félicite que son camp ait "réussi à mettre le débat". 

"Ce n'est pas avec la population de Tel Aviv que la mairie de Paris travaille". Répondant à ceux qui voient dans cet événement la promotion de la politique israélienne, la maire de Paris Anne Hidalgo s'est justifiée en début de semaine. "Je ne saurais rendre une ville ou une population comptable de la politique de son gouvernement", a-t-elle déclaré dans une tribune au Monde mardi, partagée par Manuel Valls dans son tweet. Son bras droit, Bruno Julliard, a lui appelé à ne pas faire "l’amalgame entre la politique brutale du gouvernement israélien et Tel-Aviv, ville progressiste".

Eric Coquerel n'est pas du même avis. "Le maire de Tel Aviv ne s'est pas opposé aux dernières mesures prises par le gouvernement (...) et là ce n'est pas avec la population de Tel Aviv que la mairie de Paris travaille, c'est avec la mairie de Tel Aviv appuyée par le ministère du Tourisme israélien", a tenu à souligner le secrétaire national du Parti de Gauche. 


Coquerel : "Il y a la construction d'une Europe...par Europe1fr