Sortie de l'euro : Marine Le Pen récuse toute "contradiction"

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Sortie de l'euro : Marine Le Pen récuse toute "contradiction"
Marine Le Pen rejette toute idée de "contradiction" dans sa position sur la sortie de l'euro@ PATRICK KOVARIK / AFP
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"Cela fait assez longtemps que je réclame la transformation de la monnaie unique vers la monnaie commune", a affirmé Marine Le Pen interrogée sur la disparition de la sortie de l'euro de son programme.

Marine Le Pen a récusé dimanche toute "contradiction" dans sa position sur l'euro, après avoir affirmé samedi dans son projet d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan que "la transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n'est pas un préalable à toute politique économique".

"Marine Le Pen n'a pas changé de position". "Cela fait assez longtemps que je réclame la transformation de la monnaie unique vers la monnaie commune. Par conséquent, il n'y a là aucune contradiction. Oui, je pense que l'on peut parfaitement conserver l'euro monnaie commune", a déclaré la candidate FN à la présidentielle au micro de BFMTV, convié avec quelques médias à une visite imprévue sur le site de l'usine Altéo de Gardanne.

"Marine Le Pen n'a pas changé de position", a aussi assuré la députée FN Marion Maréchal-Le Pen, invitée du "Grand-Rendez-Vous" CNews/Europe1/LesEchos. La nièce de la candidate du FN a aussi jugé "important de dire aux Français que rien ne se fera sans eux, les Français seront consultés sur ce grand débat de société".

Une négociation de six mois sur l'euro. Marine Le Pen a régulièrement répété que, dès son élection, si elle remportait la présidentielle, elle entamerait une négociation avec l'UE pour "restituer au peuple français sa souveraineté monétaire, législative, territoriale, économique". À l'issue de cette négociation à laquelle elle accordait six mois, elle prévoyait un référendum sur l'appartenance à l'UE.

Une monnaie commune pour les grandes entreprises. Dans un entretien au Parisien dimanche, Marine Le Pen affirme que la France aura "une monnaie nationale" si elle est élue présidente de la République, "comme tous les autres pays". La candidate FN a ajouté que "nous aurons ensemble une monnaie commune", qui ne "concernera pas les achats quotidiens, mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international".