Sécurité dans les transports : "pas sûr qu'on puisse faire beaucoup plus"

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Au lendemain des attentats de Bruxelles, le député PS Gilles Savary a estimé sur Europe 1 que les moyens pour garantir la sécurité dans les transports sont limités.

INTERVIEW

Les attentats qui ont durement frappé la capitale belge, à l'aéroport et dans le métro mardi, pose une nouvelle fois la question de la sécurité dans les transports. Dans la matinale d'Europe 1 mercredi, le député PS Gilles Savary, à l’origine de la loi sur la sûreté dans les transports publics, a admis que les moyens étaient limités. "La France est un pays qui a mis le paquet au plan législatif, au plan des moyens. Je ne suis pas sûr qu'on puisse faire beaucoup plus", a-t-il déclaré.

Les transports, une cible privilégiée.  Les transports en commun, "endroits de liberté par définition", sont évidemment une cible privilégiée par les terroristes, et depuis longtemps. "Les premiers attentats historiques ont eu lieu dans les transports : à Paris, à Atocha (Madrid, ndlr), au Japon", a-t-il rappelé. "On ne peut pas créditer que le risque zéro existe". La hausse de la menace terroriste, et plus spécifiquement l'attentat manqué dans le Thalys en août dernier, ont déjà permis d'augmenter la vigilance dans les transports. "Des agents en civil circulent dans les rames [...], on a déjà 40.000 caméras, la gare du Nord et les aéroports sous surveillance extrêmement étroite", énumère Gilles Savary. 

Des systèmes plus sophistiqués. "Ce qui va s’améliorer dans les années qui viennent, c'est la technologie. On va vers des systèmes de plus en plus sophistiqués avec des reconnaissances de comportements". En clair, les surveillance vidéo ne servirait plus uniquement à comprendre les raisons d'une attaque après coup, mais de l'anticiper en analysant des situations anormales. Le député PS souhaiterait voir installer des portiques de contrôle au départ de tous les trains rapides internationaux. "Mais pour cela il faut un accord international". Cependant, pas question d'imiter New Delhi ou la Chine, où les sacs des voyageurs sont scannés avant de rentrer dans les transports en commun. "Nous avons ici un autre usage des transports. Cela signifierait une vie impossible, les Parisiens ont déjà des heures de transports", a-t-il justifié.

La loi sur la sûreté dans les transports publics, adoptée par les députés le 9 mars, doit être promulguée "dans les tous prochains", a affirmé Bernard Cazeneuve à Gilles Savary, mardi.