Sarkozy promet des référendums sur l'immigration et la sécurité

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Sarkozy promet des référendums sur l'immigration et la sécurité
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Le candidat à la primaire de la droite a annoncé vendredi soir qu'en cas de victoire en mai 2017, il organiserait deux référendums sur l'internement administratif des personnes fichées S et sur la suspension du regroupement familial automatique.

Les deux propositions ne vont pas manquer de faire réagir. Vendredi soir, le candidat à la primaire de la droite Nicolas Sarkozy n'a pas mâché ses mots sur le plateau de France 2. Dans l'optique où il serait réélu président, il compte organiser la tenue de deux référendums sur des sujets au cœur de l'actualité politique de ces derniers mois.

Deux scrutins prévus pour le 18 juin. Le premier d'entre eux porte sur l'internement administratif des personnes fichées S considérées comme les plus dangereuses. Dans le cadre du second, il compte interroger les Français sur la suspension de l'automaticité du droit au regroupement familial. Ces deux scrutins se tiendraient, toujours selon l'ancien président, le même jour que le second tour des élections législatives, soit le 18 juin prochain.

"Je poserai donc par référendum cette question le jour du deuxième tour des législatives, le 18 juin 2017 : Est-ce que les Français sont d'accord pour que nous supprimions, nous suspendions le droit automatique au regroupement familial tant que l'Europe ne s'est pas dotée de frontières dignes de ce nom et d'une politique européenne migratoire?" Deuxième question, posée le même jour : "Etes-vous d'accord, à l'image de ce que font nos amis britanniques, pour que le ministre de la Sécurité puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux ?"

Je vais rendre la parole à la souveraineté populaire

Proposer ces deux référendums, c'est "faire le choix de la démocratie", a affirmé l'ancien chef de l'Etat, après avoir évoqué l'"immense angoisse" des Français face aux problèmes "de l'emploi, de la sécurité et de l'islam politique" qui veut avoir "la mainmise sur une partie de la société". "Je vais rendre la parole à la souveraineté populaire", a conclu l'ancien président.

L'entourage de Juppé réagit. Proche conseiller d'Alain Juppé, Gilles Boyer a relevé sur Twitter que le recours au référendum n'était possible que pendant les sessions parlementaires. L'article 11 de la Constitution stipule que "le Président de la République, sur proposition du gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées", peut soumettre un texte à référendum.

L'entourage de Nicolas Sarkozy a ensuite précisé que l'Assemblée actuelle serait convoquée en session extraordinaire pour présenter ces référendums, qui viendront s'ajouter à celui sur le cumul des mandats et la réduction du nombre de parlementaires, déjà annoncé.