Royal défend le régime de Castro : "Pire" qu'une faute politique pour Bayrou

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Ségolène Royal a estimé que "la France n'a pas à donner de leçon" à Cuba, en réponse aux accusations de violation des droits de l'homme faites au régime de Castro.

INTERVIEW

Ségolène Royal a contesté dimanche les violations des droits de l’homme commises par Fidel Castro, affirmant notamment qu’il n’existait pas de liste de prisonniers politiques à Cuba. "Les bras vous en tombent", a réagi François Bayrou, invité dimanche du Grand Rendez-Vous d’Europe 1/Itélé/Les Echos.  "Il n’y a pas de limites aux bêtises que les responsables politiques peuvent dire", a-t-il estimé. "Quand ces débordements s’expriment au nom de la France, au nom du gouvernement français, alors il y a des questions à se poser".

"Pire" qu'une faute politique. "Si la longue liste des fusillés, des exilés, de ceux qui ont été mis en prison par le régime que Madame Royal exalte se présentait devant elle, elle rougirait", assure le fondateur du MoDem. Pour lui, cette déclaration de la ministre de l’Environnement est "pire" qu’une faute politique."C’est tellement énorme". "Je rappelle que le Parlement européen a voté, il y a quelques années, à plus de 90 % une condamnation de Cuba sur les droits de l’homme", souligne-t-il.

Une habituée des déclarations chocs ? "S’il y a un sujet sur lequel le gouvernement français ne devrait pas absoudre Castro, c’est celui des droits de l’homme. Ça me rappelle une autre déclaration qu’avait faite Ségolène Royal, autrefois, pour présenter la justice chinoise en exemple de la justice française", a-t-il encore voulu rappeler.