Révélations sur Ferrand : "Ça tombe mal, ça crée de la suspicion", reconnaît Castaner

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Le porte-parole du gouvernement a voulu réaffirmer au micro d'Europe 1 la "probité" de Richard Ferrand, mis en cause par des révélations du Canard enchaîné sur un "montage immobilier".

INTERVIEW

Est-ce la première affaire de l'ère Macron ? Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des Territoires, a retenu lorsqu'il était encore directeur général des mutuelles de Bretagne (1998-2010) l'offre d'une société immobilière détenue pas sa compagne, selon des révélations mercredi du Canard enchaîné. Un montage immobilier qualifié d'"arrangement familial" par le palmipède, de quoi soulever des soupçons de conflit d'intérêts à l'encontre du ministre.

"Vous avez raison, ça tombe mal, ça crée de la suspicion dans un contexte de suspicion", a reconnu mercredi, au micro d'Europe 1, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, alors même que l'exécutif s'apprête à présenter une grande loi de moralisation de la vie publique.

"Il n'y a rien d’illégal". "Je ne veux pas être langue de bois sur ce sujet : ça meurtrit Richard Ferrand qui est un homme d'une probité exceptionnelle, qu’évidemment cette mise en cause atteint", ajoute-il. "Une chose est sûre : il n'y a rien d’illégal, il n'y a rien qui ne serait pas moral". "Les faits c'est quoi ? C'est une mutuelle qui a trois offres pour louer des bâtiments et qui choisit, dans ses trois offres, la plus intéressante, la moins cher, qui est effectivement la propriété de l'épouse de celui qui rentrera en politique plus tard", a voulu rappeler Christophe Castaner. "On est sur quelque chose qui est parfaitement légal, qui était connu, qui est transparent".

"Une mauvaise lecture". "J'ai échangé avec Richard avant que ce soit publié parce qu'il avait cette inquiétude là, et surtout l'inquiétude d'une mauvaise lecture de quelque chose qui est légal", confie Christophe Castaner qui assure que l'ex-socialiste conserve toute la confiance du président de la République, "parce que ça probité n'est nullement mise en cause".