Reste à charge zéro : "La réforme sera effective avant la fin du quinquennat", assure Agnès Buzyn

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La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, invitée jeudi sur Europe 1, a rappelé que l'une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron, le reste à charge zéro pour les lunettes, les prothèses dentaires ou auditives serait  mise en oeuvre d'ici à la fin du quinquennat.

INTERVIEW

C'était une promesse du candidat Emmanuel Macron. Le reste à charge dans les filières de l'optique, du dentaire et des prothèses auditives sera bien mis en place, a confirmé jeudi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, invitée au micro de Patrick Cohen sur Europe 1. Mais il faudra patienter encore un peu. "La réforme sera effective avant la fin du quinquennat", a-t-elle expliqué tout en justifiant son calendrier. "Nous avons concerté beaucoup depuis le mois de novembre avec les trois filières, la filière optique, les chirurgiens dentistes et les audioprothésistes. Nous avions prévu d'aboutir d'ici le mois de juin pour les trois filières avec un calendrier de mise en oeuvre. Ce n'est pas une réforme  qui va se mettre en place du jour au lendemain. Nous ne pouvons pas promettre un reste à charge zéro pour la totalité des paniers de soin cette année car cela nécessite des rééquilibrages des filières. Il faut laisser le temps aux différents métiers de ses filières de s'organiser."

"C'est compliqué". "La réforme sera financée en grande partie par l'Assurance maladie, en partie par les complémentaires et en partie par des redistributions de la valeur dans le cadre de la filière. "C'est pour ça que c'est compliqué et que les négociations risquent d'être tendues car chacun risque de voir ses équilibres financiers un peu transformés et c'est pour cela qu'il faut un peu de temps", précise-t-elle encore. 

Le gouvernement cède sur les lunettes. Par ailleurs, Agnès Buzyn a confirmé que, contrairement à ce que prévoyait le gouvernement, les lunettes renouvelables ne le seront pas tous les trois ans, mais tous les deux ans, comme c'est le cas actuellement. Depuis plusieurs semaines la question enflammait les discussions entre les opticiens et le ministère de la Santé. Les opticiens étaient vent debout contre cette proposition, arguant qu'aujourd'hui un magasin d'optique ne traite en moyenne que 2,3 ordonnances par jour ouvré et que cela nuirait alors à leur activité. "C'est en cours de négociation, on va vers deux ans, on s'est mis d'accord", a reconnu la ministre.