Régionales : "le PS ne doit pas se faire peur avant l'heure" (Dray)

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Régionales : "le PS ne doit pas se faire peur avant l'heure" (Dray)
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Le vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France a estimé que rien n'était joué pour le scrutin des 6 et 13 décembre.

INTERVIEW

"La bataille politique des régionales ne fait que commencer", a estimé Julien Dray, vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France, lors du Grand Rendez-vous dimanche en appelant le PS à "ne pas se laisser impressionner" par les sondages. Le socialiste a aussi commenté la fusillade à Marseille, les récents incidents à Air France et les critiques concernant Emmanuel Macron.

Les régionales. Alors que les sondages ne sont pas particulièrement rassurants pour la gauche pour les régionales des 6 et 13 décembre, Julien Dray a appelé à "ne pas se faire peur avant l'heure". Balayant les pronostics de "certains éditorialistes", Julien Dray a affirmé : "je pense que la gauche peut sortir la tête haute de ces élections". "La gauche est faible mais la droite aussi, il n'y a pas d'adhésion à cette élection", a t-il relevé en pointant que rien n'était joué pour les régions Normandie, Ile-de-France, Bourgogne et Franche-Comté.


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Le Front national et Marine Le Pen. "Le FN est notre adversaire", a martelé Julien Dray en affirmant que les questions posées par le FN n'étaient "pas les bonnes" notamment sur l'immigration. Interrogé sur l'attitude du PS en cas d'éventuelles triangulaires gauche-droite-FN dans certaines régions pour le second tour, Julien Dray a refusé de parler de "désistements" à ce stade mais a insisté : "quand il a fallu prendre ses responsabilités, le PS les a toujours prises. Nous ne nous déroberons pas".

Le socialiste a par ailleurs réfuté "mettre dans le même panier", Christian Estrosi et Marion Maréchal Le Pen notamment tout en pointant à propos du maire de Nice : "on ne peut pas aller chercher les électeurs de la gauche quand on les a insulté en parlant de cinquième colonne".

A propos de Marine Le Pen, Julien Dray a jugé "encore possible qu'elle ne soit pas au second tour de la présidentielle en 2017".

Air France. A propos des incidents à Air France, Julien Dray a relevé que Manuel Valls aurait mieux fait de parler de "minorité violente" que de "voyous".

Marseille. Interrogé sur la fusillade de la nuit de samedi à dimanche à Marseille, Julien Dray a estimé impossible d'"éradiquer le crime d'un coup de baguette magique" alors qu'il est question "de systèmes mafieux et de grande délinquance".  

Macron. Admiratif d'Emmanuel Macron, Julien Dray a fustigé les critiques qui s'élèvent à gauche à l'encontre du jeune ministre en faisant valoir : "Mitterrand m'a appris la synthèse, il faut rassembler les réformistes et les radicaux". "Le poison de la gauche, c'est le sectarisme", a t-il encore ajouté en pronostiquant  : "Macron est une voix qui va compter".


"Macron est une voix qui va compter" (Dray)par Europe1fr