Présidentielle 2017 : ces petits candidats qui s'y préparent

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Présidentielle 2017 : ces petits candidats qui s'y préparent
@ Montage Europe 1
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A chaque présidentielle, les candidatures plus ou moins sérieuses affluent avec un obstacle majeur à surmonter : les parrainages. A plus d’un an de celle de 2017, les prétendants commencent à affûter leurs armes. 

Il reste quatorze mois avant la présidentielle de 2017, et déjà on ne parle que de ça. Les candidats à la primaire de la droite affluent tandis qu’à gauche le flou règne encore sur l’opportunité d’organiser une consultation citoyenne. Des débats dont semblent loin les candidats "hors-système", qui sont le lot de chaque présidentielle. Mais dans une société où les citoyens rejettent de plus en plus les partis institutionnalisés, ces candidats veulent croire en leur chance. Il leur reste cependant à franchir ce qui est souvent infranchissable : les 500 parrainages. Alors, qui sont ces futurs candidats, ceux qui ont déjà officialisé leur entrée en campagne et ceux qui y réfléchissent déjà très sérieusement ?

  • Ceux qui ont déjà officialisé leur candidature

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Crédit : DR

Maxime Verner, le candidat contre les partis

A 21 ans, il était le plus jeune candidat à la présidentielle en 2012. Maxime Verner, qui fait de la politique depuis ses 16 ans "en indépendant", a décidé de remettre le couvert pour 2017, annonce-t-il à Europe 1. Aujourd’hui âgé de 26 ans, le jeune homme va changer de stratégie politique. Alors qu’en 2012, il tablait surtout sur les problématiques générationnelles, pour 2017, il promet de faire "une campagne hors et contre les partis". L’une des propositions phares de son mouvement qui s’intitulera "Masse Critique" est l’instauration d’un revenu citoyen universel. Le 1er mai, celui qui est aussi à la tête d’une boîte de conseil lancera une web TV et publiera un livre. Alors qu’il n’avait pas obtenu le nombre suffisant de parrainages en 2012, Maxime Verner est beaucoup plus confiant cette fois. Avec "une petite centaine de cadres et 1.500 relais sur toute la France", le candidat assure que "ses militants sont très motivés". Il réfléchit aussi à participer à LaPrimaire.org, un mouvement citoyen qui entend organiser une primaire ouverte et transparente.



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Jean-Pierre Mélia, le candidat de Pékin Express

Jean-Pierre Mélia est un peu las que les médias le présentent comme le "candidat de Pékin Express". Mais, il faut reconnaître que la candidature de cet ingénieur à la retraite qui avait participé au jeu de M6 lors des saisons 3 et 10 a de quoi surprendre. A la tête du "Vrai Rassemblement", qui compte une trentaine de personnes sur son organigramme, Jean-Pierre Mélia est déterminé : "je souhaite affronter les politiciens et chroniqueurs politiques pour leur prouver que ma démarche tient la route", assure-t-il à Europe 1. Son programme ? L’obsession des finances publiques : "je suis le seul candidat à proposer un budget pour la France", affirme-t-il. S’il réfute l’étiquette d'ex-candidat à un jeu télé, il concède cependant : "j’ai une grosse chance : grâce à Pékin Express les maires me reçoivent". 62 maires très exactement à ce jour, mais pour l’instant, cela ne s’est pas transformé en parrainage. Celui qui est âgé de 70 ans, compte désormais sur le tour de France qu’il entamera dans les prochains mois.



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Crédit : DR

Stéphane Guyot, le chantre du vote blanc

A l’instar de Maxime Verner, lui aussi avait été candidat à la présidentielle de 2012 sans obtenir les parrainages. Mais là encore, ce fleuriste parisien âgé de 47 ans, à la tête du Parti du vote blanc, semble plus confiant pour cette seconde tentative. Désigné en interne il y a quelques mois, il peut compter sur "150 militants et 5.000 sympathisants", explique-t-il à Europe 1. "On a lancé les hostilités le mois dernier, on a déjà reçu trois promesses de parrainages", révèle-t-il.  Comme l’indique le nom de son parti, Stéphane Guyot a une idée en tête : la prise en compte du vote blanc, "toujours pas reconnu à l’heure actuelle". Et si 2012 était plutôt "un galop d’essai où l’on ne connaissait pas les règles", le candidat assure qu’il maîtrise aujourd'hui beaucoup mieux le jeu politique.



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Ismaël Boudjekada, le plus jeune

A tout juste 20 ans, Ismaël Boudjekada n'est pas un novice en politique. Ce créateur d'entreprise, installé à Puteaux dans les Hauts-de-Seine, a déjà été candidat aux élections législatives, municipales et et européennes dans le Doubs. Lui aussi se présente à la Primaire.org. Mais il est "depuis février 2015 sur le terrain pour obtenir les parrainages en dehors de la primaire". Son credo ? "Les contraintes budgétaires imposées par l'Union européenne". Pour cela, le jeune candidat souhaite mettre en place "un programme économique de relance locale et nationale en refondant notre modèle social tout en obtenant un moratoire sur la dette publique". A l'instar de Maxime Verner, il lancera en mai une web TV et une chaîne Youtube. 





• Ceux qui y pensent très sérieusement

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Crédit : AFP

Nicolas Miguet, potentiel candidat à la primaire de la droite ?

Ce journaliste de 55 ans n’est pas un novice en politique, bien au contraire. Président du Rassemblement des Contribuables Français (RCF), Nicolas Miguet a déjà tenté trois fois l’aventure présidentielle, en échouant de peu la dernière fois puisqu’il lui manquait 5 petits parrainages pour être candidat. Mais, cette fois-ci pourrait être différente. Deux scénarios se présentent : soit son parti  est accepté à la primaire de la droite et du centre et il est candidat, soit "on n'est pas acceptés et on présente un ou une jeune candidate", confie-t-il à Europe 1. Le président du RCF "frappe" donc pour l’instant "à la porte" des Républicains. Il a aussi envoyé un questionnaire cette semaine pour consulter les 2.800 adhérents de son parti sur cette question.

Contacté par Europe 1, Thierry Solère, organisateur de la primaire à droite, explique que les règles d’accès à la primaire sont strictes et qu’il faut être en capacité d’être candidat à cette élection. "Si Nicolas Miguet veut être candidat, il doit écrire à Nicolas Sarkozy qui mettra au vote sa candidature", assure-t-il. En tant que député membre du bureau politique, soutiendra-t-il la candidature de Miguet ? "Je dirai non", affirme Thierry Solère, avant d’assurer lorsqu’il apprend qu’il manquait 5 parrainages au président du RCF qu'il réfléchira.


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Crédit : AFP

Gaspard Delanoë, le candidat augmenté ?

C’est un candidat pour le moins atypique qui aime jouer avec son homonyme, l’ancien maire de Paris Betrand Delanoë. Cet artiste, qui s’était déjà présenté en 2012 et aux municipales de 2014 à Paris,  est à la tête du PFT (Parti faire un tour) mais il ne s’est pas encore tout à fait décidé pour 2017. "Mais j’ai un programme, une équipe, un parti et de nouvelles idées", assure-t-il à Europe 1. Et ses nouvelles idées sont, comme à son habitude, détonantes. Gaspard Delanoe veut ainsi être "le candidat des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle pour augmenter l’être humain, en somme être le candidat augmenté". Son programme est simple : "gagner plusieurs dizaines d’années de vie et instaurer un revenu minimum d’éternité". En toute simplicité.