Présidence du Sénat : un plateau, cinq candidats

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A LA LOUPE - L’élection du président du Sénat aura lieu mercredi après-midi.

A peine les résultats connus, la bataille pour la présidence du Sénat s’est déjà engagée. En toute logique, le "plateau" devrait revenir à un des candidats de la droite, vainqueur des élections sénatoriales, dimanche. La partie devrait se résumer à un duel entre les UMP Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin. Verdict mercredi après-midi. Lors d’une séance publique par un vote à bulletin secrets, le président de la haute assemblée sera élu par ses pairs.

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Gérard Larcher, pour une deuxième fois. L’ancien président du Sénat, entre 2008 et 2011, affronte à nouveau Jean-Pierre Raffarin pour le plateau. Le sénateur des Yvelines avait alors remporté la bataille face à l’ancien premier ministre et espère bien récidiver. En effet, le candidat de l’UMP pour la présidence du Sénat sera désigné mardi lors d’une primaire, et sera à coup sûr élu par la Haute Assemblée. Comme en 2008, son seul opposant crédible est Jean-Pierre Raffarin.

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Jean-Pierre Raffarin veut prendre sa revanche. Battu en 2008, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac retente sa chance. Cette année, Jean-Pierre Raffarin s’est déclaré candidat sur le tard, le 12 septembre dernier. Le sénateur de la Vienne, interrogé par Europe1, a pour ambition d’envoyer "un message au gouvernement." Sur BFM, lundi matin, le candidat au plateau a par ailleurs affirmé que le Sénat "était menacé de disparition" s’il ne parvenait pas à prouver son "efficacité".  

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Philippe Marini, l’outsider. Philippe Marini , le troisième candidat de l’UMP au plateau, évolue dans l’ombre des deux favoris. Déjà candidat malheureux en 2008, l’actuel président de la commission des finances compte tout de même faire entendre sa voix. Le sénateur de l’Oise s’engage ainsi "à travailler efficacement à une rénovation du Sénat dans ses procédures pour qu’il joue tout son rôle". Et surtout, comme il l’a affirmé à Atlantico.fr, "préparer l’alternance de 2017". Même au Sénat, l’élection présidentielle est dans toutes les têtes.

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Didier Guillaume, pour la forme. Le chef de file des socialistes pour la présidence du Sénat sait qu’il n’a aucune chance de l’emporter après le basculement de la

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haute assemblée à droite. Interrogé par Europe1 lundi matin, Didier Guillaume a concédé qu’il a "moins de chances de l’emporter" que ses concurrents. Le sénateur de la Drôme a également demandé à la droite de "confier la présidence de la commission des finances à la gauche". Ce que Philippe Marini, l’actuel président, refuse dans son programme de campagne.

Nathalie Goulet, en toute transparence. La centriste Nathalie Goulet, qui se présente en candidate indépendante, concourt sans aucune chance de l’emporter. Mais la sénatrice de l’Orne a fait parler d’elle pour une toute autre décision. En effet, elle est la première parlementaire française à avoir rendu public son patrimoine, selon Transparency France. Ainsi, on apprend que la candidate au Sénat possède une maison dans l’Orne, un studio à Paris ou encore une Peugeot 307. Pas suffisant toutefois pour remporter la course au plateau.