Pour Mélenchon, la situation avant la présidentielle "est quasiment pré-révolutionnaire"

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Jean-Luc Mélenchon a estimé, mardi soir sur Europe 1, que "les gens ne croient plus à rien", ce qui pouvait potentiellement provoquer un soulèvement populaire.

INTERVIEW

Cette élection présidentielle est-elle vraiment inédite ? Entre des leaders de parti évincés dès les primaires, les affaires qui touchent François Fillon et Marine Le Pen et l'émergence d'un centre incarné par Emmanuel Macron, la réponse semble être oui. Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, a reconnu mardi qu'on "manquait de points de repères".

"Qu'ils s'en aillent tous". Selon lui, "la situation est quasiment pré-révolutionnaire". "C'est le moment où les gens ne croient plus à rien, ni aux journalistes, ni aux hommes politiques, ni aux juges, ni aux policiers", a-t-il détaillé dans le Club de la presse sur Europe 1. "Et un jour, vous ne savez pas pourquoi, il se produit l'événement fortuit et une immense clameur se lève : 'qu'ils s'en aillent tous'. C'est ce qui s'est passé dans des tas de pays."

La faute des politiques libérales. Par "des tas de pays", Jean-Luc Mélenchon entend notamment l'Europe et la montée de l'extrême droite. La faute, selon lui, aux "politiques libérales" qui ont "déstabilisé" l'Europe et "fracassé les sociétés". "[Après] la dislocation de la société, aucune perspective n'est apparue. Quand on ne croit plus à la démocratie, on croit à la loi du clan, de la tribu, du sang, aux illusions de communauté", a-t-il analysé.