Parité, jeunesse, société civile : à quoi ressemblent les candidats de la France insoumise ?

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La majorité des candidats de la France insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon, ont déjà été désignés pour les investitures aux législatives. Un panel souvent jeune et hors du sérail politique.

L'ENQUÊTE DU 8H

Il y a un an, Jean-Luc Mélenchon lançait sa campagne. Aujourd'hui, son parti, la France Insoumise, a déjà désigné 410 candidats sur les 577 qui doivent être investis pour les législatives. En exclusivité, Europe 1 révèle la toute première photographie de ces candidats.

Des candidats de la société civile. La première particularité, c'est que 60 % d'entre eux ne viennent pas du sérail politique : ils n'ont jamais fait de politique, n'ont jamais été encartés et viennent de la société civile. On y retrouve des profils très divers : un vigneron, un syndicaliste d'Arcelor Mittal, une comédienne, un géologue, un chauffeur routier, le lanceur d'alerte de l'affaire Cahuzac, de jeunes ouvriers, une avocate, une demandeuse d'emploi ou encore un architecte.

Une sélection originale. Ces candidats issus de la société civile sont passés par une procédure très originale. Ils se sont d'abord inscrits sur Internet, en indiquant leur profil. Puis, une assemblée, composée de sympathisants de la France Insoumise, a envoyé leurs candidatures à un comité national, dont les membres sont pour moitié tires au sort, qui les ont sélectionnées.  C'est ce qui s'est passé pour Hélène, 36 ans, directrice d'un centre social à Périgueux. "C'était un peu un défi", explique celle pour qui c'est le tout premier engagement en politique. "En rentrant de vacances, j'ai fait ma première assemblée citoyenne. On était plus de cinquante, on a tous voté à main levée, et c'est allé tout seul", raconte Hélène.

Des candidats très jeunes. Parmi ces candidats, on dénombre autant d'hommes que de femmes. Ils sont aussi très jeunes : la moyenne d’âge n'est que de 43 ans et la benjamine a 19 ans. Raphaëlle se présente pour être députée de la 5e circonscription du Val-de-Marne. Elle a découvert Jean-Luc Mélenchon à la télévision et grâce à ses vidéos sur Internet. "C'est ma première campagne, et seulement la deuxième fois où je vais voter", affirme-t-elle. Si la jeune femme s'engage aujourd'hui, c'est avant tout pour représenter sa génération. "Ça a vraiment été un grand pas pour moi. Il y a énormément de jeunes en France qui ne sont pas représentés à l'Assemblée. En personne de moins de 30 ans, il n'y a que Marion Maréchal-Le Pen", déplore-t-elle. "Ça me ferait vraiment plaisir de les représenter et de pouvoir porter des idées progressistes et écologistes"

Soutenus financièrement. Une fois investis, les candidats devront signer une charte, par laquelle ils s'engagent à lutter contre toutes "les dépenses somptuaires", et contre tous les privilèges, ou encore à "respecter les procédures de transparences". Dès la semaine prochaine, tous ces candidats auront droit à une formation, en petits groupes, où ils apprendront le rôle d'un député, ou la gestion des comptes de campagne. Ils seront aidés financièrement, car s'engager pour les législatives coûte cher : 6.000 euros pour une seule circonscription. Les candidats recevront donc des dons de la France Insoumise, car l'aspect financier ne doit pas être, selon eux, un frein pour se présenter comme député.