Parcoursup : "On a 680.000 jeunes qui ont une proposition", se félicite Frédérique Vidal

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Pour la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, le système Parcoursup a permis d’éviter l'engorgement provoqué l'année dernière par APB.

INTERVIEW

Les résultats du baccalauréat n'ont pas vraiment fait baisser le nombre de jeunes toujours en mal d'une orientation sur Parcoursup. Mercredi soir, encore 133.000 élèves de terminale étaient encore dans l'attente d'une réponse. "On a surtout 680.000 jeunes qui ont une proposition, qui en ont eu trois en moyenne", veut pourtant faire valoir au micro d'Europe 1 Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

30.000 jeunes en commission rectorale. Elle tient donc à relativiser le nombre de bacheliers qui attendent toujours de savoir dans quel établissement ils débuteront leurs études supérieures, invoquant différents cas de figure. "Il y a ce matin [jeudi, ndlr] 82.000 jeunes en attente de réponse, et puis on a 30.000 jeunes qui ont été pris en charge par les commissions rectorales et auxquels des solutions sont en train d'être proposées, et d'autres qui, parce qu'ils ont reçu les résultats des différents concours auxquels ils avaient appliqués, se sont aussi désinscrits de la plateforme", détaille-t-elle.

"Les choses continuent de progresser, et elles progressent de façon satisfaisante au fur et à mesure", résume Frédérique Vidal. "Je tiens à remercier l'ensemble des gens qui, depuis le 22 mai, travaillent avec les élèves, puis maintenant les bacheliers, ce qui fait que l'on n'aura pas cet embouteillage du mois d’août et du début du mois de septembre qui a été très compliqué l'année dernière", souligne-t-elle.

Polémique autour d'une bachelière tahitienne. Alors qu'une polémique a éclaté autour de la bachelière major de Polynésie, qui a assuré n'avoir été prise dans aucun des établissements sectionnés sur Parcoursup, la ministre de l'Enseignement supérieur rappelle que cette jeune fille a en vérité refusé la réponse d'au moins une classe préparatoire parisienne, car elle ne correspondait plus à son souhait d'orientation. "C'est un exemple typique du fait que les goûts et les choix des lycéens changent entre le moment où ils inscrivent leurs vœux et le moment où ils ont le bac", relève Frédérique Vidal. "Cette jeune fille, mais d'autres, ont demandé, par exemple, des classes préparatoires à dominante économique mais, finalement, se rendent compte qu'ils préfèrent des classes préparatoires à dominante maths-physique. Donc, ils ne prennent pas les propositions qui leur sont faites et attendent d'autres propositions qui correspondent mieux à ce qu'ils souhaitent aujourd'hui", explique-t-elle.


"L'idée, c'était de redonner le dernier mot au lycéen, et lui permettre de choisir jusqu'au bout", insiste la ministre, quitte à ce qu'un scrupule de dernière minute pousse les futurs étudiants à laisser filer une admission dans un prestigieux établissement.