Parcoursup : "Le principe, c’est de dire oui à tout le monde"

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Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal, ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, ont défendu lundi sur Europe 1 la nouvelle plateforme d’inscription post-bac, refusant de parler de sélection. 

INTERVIEW

Fini APB, place à Parcoursup. La nouvelle plateforme d’inscription aux études post-bac est lancée lundi. Les futurs étudiants ont une semaine pour se familiariser avec l’outil, les inscriptions étant ouvertes à partir du 22 janvier. Pour ses détracteurs, Parcoursup introduit la sélection à l’entrée dans les universités. Les ministres concernés, Jean-Michel Blanquer (Education nationale), et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur), ont réfuté de concert cette idée lundi sur Europe 1. "Le principe, c’est de dire oui à tout le monde", a ainsi assuré la seconde. On n’utilise pas le mot sélection, parce qu’il divise en France", a admis le premier. "Ce qui est plus intéressant, c’est une orientation réussie, et c’est ce qu’on est en train de faire".

"Il n’est pas question que les universités disent non". "L’objectif, c’est que les universités acceptent tous les élèves. Mais aussi qu’elles prennent en compte le bagage avec lequel ces élèves arrivent dans l’enseignement supérieur", a insisté Frédérique Vidal. "Il n’est pas question que les universités disent non. Le baccalauréat reste le diplôme d’accès aux études d’enseignement supérieur. Les élèves moyens ont tout à fait leur place à l’université, mais on va les aider à mieux réussir. Ils ont la place de leur choix. L’objectif c’est qu’ils fassent des vœux et qu’on puissent les accompagner dans la réussite."

"Beaucoup plus accompagner les élèves". De son côté, Jean-Michel Blanquer a insisté sur "un parcours plus personnalisé". "Il y a une cohérence. Frédérique Vidal s’occupe de cette question d’arrivée. En amont, on doit travailler dans l’enseignement secondaire pour beaucoup plus accompagner les élèves", a expliqué le ministre de l'Education nationale. "Le but, c’est la réussite de tous les élèves. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Nous travaillons pour que cela change, mais avec des choses sérieuses."