NKM sur la primaire : "Ce week-end on a l’impression que les hommes sont entrés en guerre"

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Nathalie Kosciusko-Morizet a condamné lundi au micro d'Europe 1 l'agressivité de certains candidats à la primaire de la droite et du centre.

La rentrée politique de François Fillon et d’Alain Juppé ce week-end marque une nouvelle étape dans la campagne de la primaire de la droite et du centre, quelques jours après la candidature de Nicolas Sarkozy. Une campagne qui semble s’enflammer au regard des déclarations, parfois violentes, des uns sur les autres.

La guerre des hommes. "Ce week-end on a un peu l’impression que les hommes sont entrés en guerre", a déclaré lundi Nathalie Kosciusko-Morizet sur Europe 1, notamment après la prise de parole de François Fillon, qui a ironisé sur les ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy, déclarant : "Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ?". "Je crains que les Français en retiennent que rien ne serait neuf sur les idées", déplore celle qui est également candidate, relevant "beaucoup d’agressivité et d'hostilité".

Les petites phrases. "Il va y avoir des petites phrases dans tous les sens. Le problème c’est qu’il n’y a pas vraiment d’idées nouvelles, mais tous les jours il y aura une petite phrase nouvelle, et la campagne risque de se faire là-dessus", a encore estimé la député de l'Essonne.

"Il faut qu’il y ait une variété". En difficulté pour réunir les 250 soutiens d’élus LR - dont 20 de parlementaires - et les 2.500 d’adhérents pour valider son inscription à la primaire, Nathalie Kosciusko-Morizet a notamment reçu l’appui d’Alain Juppé, qui a demandé à ses soutiens de parrainer l’ancienne ministre de l’Ecologie. "À la fin de la semaine dernière, il nous manquait plusieurs centaines de parrainages d’adhérents, de l’ordre de 500, et une cinquantaine de parrainages d’élus même si ça progresse bien en ce moment, et quelques parlementaires", a détaillé la candidate qui a également lancé, depuis l’antenne d’Europe 1, un nouvel appel aux adhérents et aux élus à soutenir sa candidature. "Je leur dis : pour que la primaire soit réussie, il faut qu’il y ait une variété, il faut qu’il y ait un choix."

Une primaire... pas assez ouverte ? "Il y a la tentation de l’entre-soi dans le parti, parce que l’entre-soi c’est plus confortable, il y a moins de surprises. Il y a des candidats qui se disent que c’est peut être leur intérêt tactique qu’il y ait moins d’électeurs", a relevé Nathalie Kosciusko-Morizet qui, si elle n’arrivait pas à atteindre les portes de la primaire, a évacué l’hypothèse d’une candidature indépendante à la présidentielle. "Je ne me mets pas du tout dans cette logique-là, je pense qu’on va y arriver parce qu’il y a un vrai mouvement", assure-t-elle. "J ai mis toute mon énergie à les avoir, les parrainages. J’y ai passé tout mon été !"