Nicolas Sarkozy défend "Les Républicains"

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Nicolas Sarkozy défend "Les Républicains"
@ JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
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DROITE - Dans une interview au Figaro, le président de l'UMP explique son choix pour le nouveau nom du parti. Et tacle une fois de plus François Hollande.

Pour Nicolas Sarkozy, une première étape est franchie. Le bureau politique de l'UMP a validé mardi les nouveaux statuts du parti, ainsi que le nom "Les Républicains". Reste à obtenir l'approbation des militants, qui voteront le 28 mai. Dans une interview au Figaro, mercredi, Nicolas Sarkozy défend cette nouvelle appellation, qui est son choix personnel. "'Les Républicains' portent une promesse et incarneront notre ligne politique", affirme-t-il. "Je ne voulais pas d’acronymes qui sont répétés mécaniquement et finissent par ne plus rien signifier. Nous avons besoin de nous élargir et d’envisager notre champ d’action et de pensée pour les vingt prochaines années", poursuit l'ancien chef de l'Etat, qui refuse les "clivages trop classiques entre la droite et la gauche".

"La République ne doit plus reculer". "Qui pourrait affirmer que le besoin n’existe pas d’une rénovation de notre République qui a trop souvent, ces dernières années, donné le sentiment de céder ?", ajoute Nicolas Sarkozy, pour qui "la République ne doit plus reculer". Quant aux parallèles dressés avec la droite américaine, le président de l'UMP les balaie d'un revers de la main. "Une bien vaine polémique", estime-t-il. "Les valeurs que nous mettons en avant ne sont pas les mêmes de ce côté de l’Atlantique. Nous refusons le communautarisme quand eux le reconnaissent. Pour nous, il n’y a qu’une seule communauté, c’est celle de la nation".

"Trois années de tromperies". A l'occasion des trois ans, jour pour jour, de l'élection de François Hollande à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'en prend aussi au bilan de son successeur. "De mémoire de citoyens, jamais la France n’avait été si profondément trompée", assène-t-il, jugeant que "l’échec le plus flagrant est celui du chômage". "Il a tant promis et au final si peu tenu. Trois années de tromperies. Quel triste anniversaire".