Hulot candidat en 2017 ? "Aujourd'hui, la réponse est non"

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Hulot candidat en 2017 ? "Aujourd'hui, la réponse est non"
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Le leader écologiste a commenté l’actualité pendant deux heures mercredi matin et a répondu aux questions des auditeurs.

L'ESSENTIEL

Très discret depuis son départ, en janvier 2016, de l’Elysée, où il occupait un poste de conseiller spécial de François Hollande sur les questions écologiques, Nicolas Hulot a fait son retour médiatique mercredi matin sur Europe 1. Pendant deux heures, le leader écologiste a commenté l’actualité et répondu aux questions des auditeurs. Il a annoncé que, pour l'heure, il n'était pas candidat à la présidentielle de 2017, mais qu'il engageait une réflexion sur ce sujet. Il a aussi expliqué pourquoi il avait refusé un poste de super-ministre proposé par le président de la République lors du remaniement de février.

8h58. C'est la tradition, la matinale exceptionnelle de Nicolas Hulot se termine par les imitations de Nicolas Canteloup.

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8h43. "De l'exagération des deux côtés" sur la loi Travail. "Je comprends la réaction, que ça suscite des inquiétudes. Ça parait étrange de dire que pour favoriser l’emploi, il va falloir favoriser les licenciements. De là à dire que cette loi va nous faire revenir à une forme d’esclavage, il y a peut-être un peu d’exagération des deux côtés. C’est simplement symptomatique d’une inaptitude à la réforme et d’une plus grande promptitude à la révolte. Je pense qu’il faut s’interroger sur la méthode", a réagi Nicolas Hulot, questionné par un auditeur.

8h38. Interrogé par un auditeur sur sa légitimité à se présenter éventuellement à une élection, Nicolas Hulot répond : "Il ne faut pas se prendre plus au sérieux qu’on ne l’est. J’espère que je doute. Ce n’est pas rien de se déclarer. La légitimité, je me pose aussi la question. La seule légitimité que j’ai, c’est la certitude de porter des sujets que d’autres ne portent pas. Oui, je me pose des questions, mais si vous ne les posez pas avant, après, c’est trop tard. Il y a une période de doute, effectivement, qui est nécessaire." 

8h31. La présidentielle, toujours. "Cette question m’est posée depuis très peu de temps. Pour éventuellement trancher, il y a un travail monumental à faire. Je le démarre tout juste. Mettre la charrue avant les bœufs serait irresponsable. Ma décision n’est pas définitive", a tempéré Nicolas Hulot, qui plaide pour la présence d'un candidat écologiste. "Si les écologistes n’ont pas de candidat, qui va parler de la biodiversité, qui va parler des changements climatiques, qui va parler de ces sujets ?" "Cécile Duflot, elle fera ça peut-être très bien", a-t-il estimé à une suggestion de Thomas Sotto.

8h27. "La diplomatie française devrait véhiculer les Droits de l’homme et ne pas se déplacer pour vendre des Rafale et a fortiori des centrales nucléaires. Ça aussi, je pense qu’il faut le remettre à plat", a estimé Nicolas Hulot. 

8h24. "Je suis très sévère sur la pratique politique", a déclaré Nicoals Hulot. "Le discrédit qu’on jette sur la classe politique est dangereux. Je rencontre des gens de tous bords qui bossent au quotidien, qui ont le souci de l’intérêt général. Ce qui tue, c’est la pratique politique politicienne, qui s’est transformé en show de télé-réalité permanent."

8h08. Le scandale des abattoirs donne "la nausée" à Nicolas Hulot. "On a honte. Même pour nous les consommateurs qui, quelque part, participons, validons cela", a-t-il réagi. "Le code civil reconnaît que l’animal est un être sensible, mais ça ne lui donne aucun droit. On ne s’abaisserait pas à prendre en compte la souffrance animale. Au contraire, on s’humaniserait." La consommation de viande ? "Je la réduis de jour en jour. Je n’arrive pas à devenir végétarien, mais c’est mon objectif." 

7h57.Nicolas Sarkozy, "c’est la démagogie poussée à l’extrême", a réagi Nicolas Hulot aux récents propos de l'ancien président sur l'agro-écologie. "C’est pathétique. En 2016, la France a accueilli un moment très important, il n’y a pas eu une réflexion positive de ce bord-là. Peut-on se prétendre de la modernité quand on fait abstraction d’un projet aussi essentiel ? C’est pour moi pathétique !"

7h55. Face à Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot a plaidé pour un retour au septennat : "C’est de la folie d’avoir une élection présidentielle tous les cinq ans. C’est aberrant. On est à peine sorti d’une échéance qu’on est déjà entré dans l’autre. Revenons au septennat, avec un mandat non renouvelable. Je pense qu’il y a besoin d’une réforme constitutionnelle profonde parce que nos gouvernances ne sont pas adaptées aux enjeux du long terme."

7h52. Nicolas Hulot a expliqué pourquoi il avait refusé d'entrer au gouvernement en février dernier. "Je pense que dans le peu de temps que j’avais devant moi et compte tenu que l’élection présidentielle va préempter l’espace, c’est un des arguments pour lesquels je ne me suis pas senti", a-t-il déclaré. "Je considère que l’enjeu que je porte est supra-politique. Si j’étais entré au gouvernement, les gens qui ont confiance en mon engagement l’auraient identifié comme un combat partisan. Je me projette dans l’après. Ce qui m’importe, c’est qu’on ouvre un chemin sur une pratique politique différente." 


Pourquoi Nicolas Hulot a dit non au super...par Europe1fr

7h48. Nicolas Hulot a répondu à Nicolas Sarkozy, qui l'avait directement visé lors du dernier Salon de l'agriculture, en évoquant une personnalité que les médias adore mais qui ne représente personne. "Il n’y a pas besoin d’être méprisant pour être convaincant", a répondu le leader écologiste. "Il a parlé au sujet de l’agro-écologie d’une pensée des bobos. Je pense que c’est une parle d’expert, me semble-t-il. Honnêtement, c’est pathétique que quelqu’un de ce niveau puisse traiter des sujets qui conditionnent tout ce qui a de l’importance à nos yeux d’une manière aussi méprisante." 


Hulot sur Sarkozy : "Pas besoin d'être...par Europe1fr

7h45. Candidat à la présidentielle ? "La réponse est non". Nicolas Hulot a annoncé qu'il ne serait a priori pas candidat à l'élection présidentielle de 2017. "Aujourd’hui, la réponse est non. Je suis surpris qu’il y ait autant de candidats. Soit ils font preuve d’une confiance extraordinaire, soit ils ont sous-estimé la complexité, la gravité et je dirais même la dangerosité de l’exercice."


Nicolas Hulot ne sera pas "candidat à l...par Europe1fr

Le leader écologiste a par ailleurs rejeté l'idée d''un homme ou d'une femme providentiel(le) qui va remettre le pays à niveau". Pour lui, c'est la société civile qui doit jouer un rôle en 2017. C'est d'ailleurs de ce côté qu'il compte exercer son influence au moment de l'élection présidentielle. "La seule question que je me pose c’est 'qu’est-ce-qu’on peut faire pour alimenter le débat public et faire converger des intelligences diffuses, qui rayonnent souvent dans la société civile de manière invisible", a-t-il déclaré. De ces énergies "positives, créatives et souvent généreuses", Nicolas Hulot veut faire émerger "une force qui permette au pays" de sortir de la crise.

7h34. Nicolas Hulot a fait part de son incompréhension face à l'ampleur du débat sur la déchéance de nationalité. "Je n’ai pas compris la pertinence, l’utilité, le temps et l’énergie qu’on y consacre. Si ça doit procéder d’une sorte d’efficacité, je ne vois pas où elle est. Très sincèrement, ça fait partie de ces moments surprenants de détournement d’attention sur des choses qui ne sont pas prioritaires. Il y a une espère de frénésie sur un sujet… Dans le climat de peur, je ne vois pas en quoi ce sujet va résoudre quoi que ce soir", a-t-il insisté.

7h28. Pour Nicolas Hulot, le débat sur le réchauffement climatique et sur l'influence humaine n'a plus lieu d'être. "Le débat officiel a eu lieu pendant 20 ans, et à un moment, il faut s’en extraire. Et pour s’en extraire, c’est la science. Et à un moment, il faut avancer", a-t-il déclaré. "Aujourd'hui, il n'y a pas un Etat au monde qui ne conteste que l’homme a une responsabilité dans ce phénomène."

7h18. Nicolas Hulot plaide pour un élargissement du socle électoral dans le référendum prévu sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. "Ça peut être une sortie par le haut à partir du moment où le socle du référendum correspond au territoire concerné. Normalement, il y a trois régions qui sont concernées. Si on veut que ce soit légitime, il faut que cette consultation s’élargisse. Si j'étais concerné, je voterais non", a-t-il affirmé.


Nicolas Hulot et la promesse de François Hollandepar Europe1fr7h16.

"Le nucléaire, ça fait partie du monde d’hier", a insisté Nicolas Hulot. "L’EPR ne fonctionne pas et nous emmène dans une forme d’impasse." 

7h11. Pour Nicolas Hulot, le montant de la rémunération de Carlos Tavares, PDG de PSA, de l'ordre de 5 millions d'euros pour 2015, est "insupportable". "C’est symptomatique de la violence capitalistique, des excès du capitalisme. Il faudra faire en sorte que ces inégalités se réduisent et que les bénéfices profitent d’abord aux salariés. L’argent n’est pas diffusé, il est concentré. C’est ça qui crée de la révolte, de la rancœur , de la violence. Ça doit d’abord profiter aux salarié", a-t-il estimé. 

7h06. Nicolas Hulot a redit sa prudence, trois mois après la signature d'un accord à Paris lors de la COP21. "Je n’ai pas fait partie de ceux qui ont exulté. J’avais conscience que tout restait à faire, et que le plus dur est devant nous : s’affranchir des énergies fossiles, trouver des financements innovants pour aider les pays les moins avancer à faire face, que cet accord sur le plan diplomatique tenait du miracle, mais sur le plan climatique était en deçà de l’enjeu", a-t-il déclaré. "C’était un pas indispensable. Mais un pas, ce n’est pas l’aboutissement. Sans la conférence de Paris, nous aurions perdu la guerre climatique, avec, nous ne l’avons pas gagné pour autant." 

6h58. Interrogé sur la Une polémique de Charlie Hebdo, dans les kiosques mardi, Nicolas Hulot répond : "J’ai du mal à sourire de ça. Chacun a sa ligne rouge où il peut. Moi, ça ne me fait pas sourire". 

6h55. Nicolas Hulot est entré dans le studio d'Europe 1. Interrogé sur d'éventuelles allergies après la chronique du docteur Kierzek, il répond dans un sourire : "à la connerie". Le ton est donné.

6h45. Vous pouvez poser vos questions à Nicolas Hulot au 3921 ou sur Twitter, via les hashtags #E1matin ou #E1Hulot. Le leader écologiste répondra aux auditeurs et aux internautes à partir de 8h30.

6h35. Nicolas Hulot est arrivé dans les locaux d'Europe 1.