Arnaud Montebourg toujours "déterminé face à François Hollande"

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"Face à François Hollande, je suis déterminé à proposer un projet alternatif", a déclaré lundi Arnaud Montebourg sur Europe 1.

"Face à François Hollande, je suis déterminé à proposer un projet alternatif", a affirmé l'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg lundi sur Europe 1. Pour autant, il n'a pas encore pris de décision définitive quant à une éventuelle candidature à la primaire de la gauche qui se tiendra fin janvier.

"Je suis retourné au travail". "Ce doit être une primaire sur la base des listes électorales, une primaire citoyenne, et non pas la primaire des gens qui soutiennent le gouvernement" a également expliqué celui qui est toujours adhérent au Parti socialiste. "Écoutez, j'ai une carte, je suis adhérent, mais je n'ai aucune responsabilité, je ne suis pas élu, je n'ai pas de mandat électif. Je suis redevenu un citoyen ordinaire qui vit d'autre chose que de la politique. Je suis retourné au travail !", insiste-t-il.

Une primaire sous conditions. "Il faut qu'il y ait une dizaine de milliers de bureaux de vote, sinon les gens n'iront pas voter", a-t-il poursuivi, détaillant les conditions de sa potentielle participation à la primaire. "S'il y a une primaire réduite, sur mesure, non ouverte, je ferai usage de ma liberté", a poursuivi l'ancien ministre, menaçant à demi-mot de se présenter directement à la présidentielle. Mais si ces conditions étaient remplies, l'hypothèse de sa candidature serait "très réaliste", a admis Arnaud Montebourg. 

Accepter les règles du jeu. "Des primaires sont nécessaires quand on n'a pas un bilan qui fait l'unanimité" a-t-il encore repris. "Ça s'appelle la reddition des comptes. On retourne devant le corps électoral qui vous a transmis des éléments de souveraineté", a-t-il justifié pour conforter le passage obligatoire de François Hollande par cette étape. En même temps, "il n’a pas tellement le choix. C’est une obligation. Les primaires sont fixées par les règles du parti". Mais selon ces règles du PS, si François Hollande venait à remporter la primaire, Arnaud Montebourg devra aussi se résoudre à le soutenir. "Si vous acceptez un dispositif, vous en acceptez la totalité des règles", a-t-il admis, tout en regrettant d'avoir apporté son soutien à François Hollande en 2012.

"Evénement démocratique" et autopromotion. "Cette primaire peut être un grand événement démocratique. C'est une manière de montrer que la gauche a des idées, et pas forcément celles qui sont aujourd'hui au pouvoir. Il y a des idées dans ce pays, dans les entreprises, les associations", s'enthousiasme l'ancien ministre. "J'ai d'ailleurs construit une plateforme participative, leprojetfrance.fr. "Beaucoup de Français viennent. Nous avons déjà enregistré 155.000 votes car nous demandons aux Français de se prononcer", a expliqué Arnaud Montebourg. "Ce n'est pas suffisant mais c'est nécessaire", a-t-il conclu.