Michèle Rivasi (EELV) : "Denis Baupin est odieux avec les femmes"

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Michèle Rivasi (EELV) : "Denis Baupin est odieux avec les femmes"
Face à ces multiples accusations, Denis Baupin a été contraint de démissionner lundi de son poste de vice-président de l'Assemblée nationale.@ JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Invitée d'Europe Nuit, Michèle Rivasi, eurodéputée EELV, a réagi aux accusations de harcèlement sexuel visant le député écologiste Denis Baupin.

INTERVIEW

Eurodéputée EELV et ancienne camarade de parti de Denis Baupin, Michèle Rivasi est "tombée de l’armoire" lorsque qu'elle a pris connaissance des accusations de harcèlement sexuel portées à l’égard du député par huit femmes, lundi matin.

"Déçue et consternée". "J’avoue que j’ai été très déçue et un peu consternée d’apprendre ça, dans la mesure où c’est vrai que c’était un collègue avec qui je travaillais beaucoup sur la transition énergétique. Je n’ai eu aucun problème (avec lui), dans la mesure où on se voyait souvent en colloque ou lors de réunions publiques", assure Michèle Rivasi au micro d’Europe 1. L'eurodéputée EELV affirme pourtant : "Denis Baupin est odieux avec les femmes."

"Ils n'ont pas vu l'ampleur du problème". Plusieurs au sein du parti ont déjà déclaré avoir été au courant de rumeurs faisant état de tels agissements, sans que celles-ci ne viennent être confirmées par des faits ou des accusations directes. "Ils n’ont pas vu l’ampleur du problème", estime Michèle Rivasi. "Ils pensaient qu’ils pouvaient le résoudre en convoquant Denis Baupin pour lui demander d’arrêter. Alors effectivement, il arrêtait, mais il n’arrêtait pas son système", continue-t-elle.

Entendu sur Europe 1
Ce n’est pas normal que ce ne soit pas dit, que ce ne soit pas dénoncé et il n’aurait pas dû être nommé pour être député.

"Un silence malsain". "Ce n’est pas normal que ce ne soit pas dit, que ce ne soit pas dénoncé et il n’aurait pas dû être nommé pour être député. Parce que ça ne date pas d’aujourd’hui. D’après les dires, ça date des années 90 (les plus anciens faits remonteraient à 1998, ndlr). C’est un silence malsain", regrette Michèle Rivasi sur Europe 1.

"On n’a pas tiré toutes les leçons de l’affaire DSK". "On n’a pas tiré toutes les leçons de l’affaire DSK", observe encore l’eurodéputée. "Ça n’a pas assez été un scandale et ça n’a pas mis en évidence qu’il fallait créer des structures internes au sein d’un parti pour que la parole soit libre, que ces femmes ne soient pas seules et qu’il puisse y avoir des attaques en justice", avant de conclure à propos de Denis Baupin : "S’il y a harcèlement sexuel, il doit être condamné."