Mélenchon : "le communautarisme du Crif est particulièrement agressif"

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Le leader de la France insoumise a critiqué dimanche sur Europe 1 le Conseil représentatif des institutions juives de France qui souhaite que la France, comme les Etats-Unis, reconnaisse Jérusalem comme capitale d’Israël.

INTERVIEW

"Jean-Luc Mélenchon a sévèrement critiqué le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui demande que la France suive la décision des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. "Je suis hostile à tous les communautarismes. Celui du Crif est particulièrement agressif", a dénoncé le leader de la France insoumise sur Europe 1.

"Le rayon paralysant" de l'antisémitisme. "Conseil représentatif de quoi ? De rien du tout, d'institutions qui n'existent pas", a insisté le député des Bouches-du-Rhône. "C'est une association communautaire qui en plus manie un rayon paralysant. Dès que vous dites quelque chose qui ne leur plaît pas, pouf ! vous voilà repeint en antisémite. Et on vous dit : 'vous n’êtes pas invité au dîner'. Mais je m'en fous moi. J'ai pas envie d'y aller", a-t-il poursuivi, évoquant le dîner du Crif, rendez-vous annuel regroupant des personnalités et de nombreux hommes politiques.  

"Ici c'est la Seine, pas le Jourdain". "Tous les Français, quelles que soient leur religion ou leur culture, doivent épouser le point de vue de la patrie sur ce sujet, a plaidé Jean-Luc Mélenchon. "La condition pour que l'on vive bien en France, c'est de ne pas importer les conflits qui arrivent de l'extérieur. Ici c'est la Seine, c'est pas le Jourdain. On n'a aucune raison de se taper dessus pour une histoire qui est déjà assez embrouillée comme ça. Evidemment que ça vaut pour tout le monde", a-t-il déclaré.

"La création de deux Etats, la paix, le respect mutuel". Le leader insoumis a rappelé la position française sur une solution à deux Etats. "Ici, c'est la France, donc nous devons aider notre pays à avancer dans la voie qu'il a choisie, c'est-à-dire la création de deux Etats, la paix, le respect mutuel. Ça peut paraître angélique, mais je m'en fous. C'est un chemin de crête, mais c'est le chemin des Français", a-t-il conclu.