Méadel : "nous mettons en place la gratuité réelle des frais de santé" pour les victimes

  • A
  • A
Méadel : "nous mettons en place la gratuité réelle des frais de santé" pour les victimes
Juliette Méadel sur Europe 1
Partagez sur :

La secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes a annoncé mardi la mise en place de la gratuité réelle des frais de santé à partir de 2017 pour les victimes de terrorisme.

INTERVIEW

Comment prendre en charge les frais de santé des victimes des attentats ? Juliette Méadel, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'Aide aux victimes a annoncé, mardi sur Europe 1, le prolongement d'un an de la prise en charge des frais de santé des victimes avant la mise en place d'un nouveau dispositif en 2017.

Remboursement total à partir de 2017.Alors que vingt victimes des attentats du 13 novembre sont encore hospitalisées, le gouvernement met "toute son énergie pour accélérer le traitement des dossiers", assure Juliette Méadel. Pour faciliter les démarches des victimes, deux dispositifs de gratuité des frais de santé sont ainsi mis en place. "Nous allons mettre en place à partir de 2017 le remboursement intégral, aux frais réels et au-delà du tarif de la sécurité sociale (...) du remboursement des soins, des dépassements d'honoraires et des appareillages pour les victimes", a annoncé la secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes. Ce dispositif sera voté "dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale" et permettra aux victimes du terrorisme "de ne plus avoir à faire l'avance des frais", détaille-t-elle.

Prolongement du premier dispositif. "Jusqu'à ce que ce dispositif soit mis en place, nous allons prolonger la gratuité aux frais de la sécurité sociale", explique-t-elle. "Ce n'est pas la même chose [que la gratuité aux frais réels] car le remboursement de 100% aux frais de la sécurité sociale ne couvre pas les dépassements d'honoraires", précise la secrétaire d'Etat. Ce dispositif, initialement prévu pour une durée d'un an, sera donc "prolongé pendant un an" car "il ne faut pas de rupture dans le parcours et le remboursement des soins pour les victimes du terrorisme".