Mayotte : pas de projet de Communauté d'archipel des Comores, selon Girardin

Annick Girardin est actuellement en visite à Mayotte (photo d'archives).
Annick Girardin est actuellement en visite à Mayotte (photo d'archives). © Martin BUREAU / AFP
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Europe1.fr avec AFP
Une coopération "qui irait très loin avec les Comores" n'est "pas à l'ordre du jour aujourd'hui", a indiqué la ministre des Outre-mer, dimanche. 

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a démenti qu'un projet de "Communauté de l'archipel des Comores" soit à l'étude, dimanche au premier jour d'une visite à Mayotte..

"Mayotte est Français et restera Français". La ministre entame sa visite trois jours après une manifestation de plus d'un millier de personnes à Mamoudzou contre le projet prêté aux gouvernements français et comorien de constituer une "Communauté de l'archipel des Comores" qui inclurait Mayotte et les trois îles comoriennes (La Grande Comore, Anjouan et Mohéli). "Combien de fois faudra-t-il le dire ? Mayotte est Français et restera Français (...) tant que les élus de ce territoire le souhaitent", a-t-elle déclaré à l'issue d'une rencontre avec des élus.

Une "feuille de route a pu être réfléchie par un certain nombre de fonctionnaires (...) des notes ont pu exister en interne (...) mais c'est le politique qui décide", a-t-elle ajouté, assurant que "cette coopération qui irait très loin avec les Comores n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui. Il faut arrêter de se faire peur".

Appel à la patience. Sa première rencontre a été dédiée aux élus locaux qui lui "ont dit ce qu'ils avaient dans le ventre", a déclaré le député mahorais Mansour Kamardine (LR) à l'issue de cette entrevue rassemblant notamment les deux députés de l'île, un sénateur, de nombreux maires et le président du Conseil départemental. La crise diplomatique déclenchée par l'Union des Comores refusant de réadmettre depuis mi-mars ses ressortissants expulsés en situation irrégulière sur le territoire de Mayotte a ainsi été évoquée. La ministre a appelé à la patience, reconnaissant que le temps des échanges diplomatiques en cas de crise "reste toujours trop long".