Les coulisses d'une Marseillaise inattendue à l’Assemblée

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Les coulisses d'une Marseillaise inattendue à l’Assemblée
@ AFP/FRANCOIS GUILLOT
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Les députés ont chanté l’hymne national après une minute de silence pour les victimes des attentats. Un moment historique et spontané.

Les moments historiques s’enchaînent, pour marquer l'émotion de tout un pays après les attentats commis entre le 7 et le 9 janvier. Mardi, à l’Assemblée nationale, les députés ont entonné spontanément une Marseillaise après une minute de silence. Le chant n’avait pas résonné de manière unanime dans l’hémicycle depuis le 11 novembre 1918, jour de l’Armistice.

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Je suis Charlie : La Marseillaise à l'Assembléepar LeLab_E1

C'est Serge Grouard, député UMP d’Orléans qui a, le premier, entonné la Marseillaise après la minute de silence en hommage aux 17 victimes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly. "C’est venu des tripes", a-t-il confié à chaud à iTélé. "J’ai pensé à toutes ces personnes dans la rue à Orléans samedi et dimanche à Paris. Et à cette Marseillaise qui sortait spontanément comme un refrain repris avec une force impressionnante", explique-t-il. Pour Serge Grouard, "Claude Bartolone, le président (socialiste, ndlr.) de l’Assemblée nationale, a eu un discours fort et très beau. Il y a évoqué la Marseillaise et quand il a demandé la minute de silence, c’est venu comme ça", raconte le député, qui aura marqué l’histoire.

Pour la deuxième fois en un siècle, l’hymne national a donc résonné dans l’hémicycle. En 1918, le moment avait été jugé "émotionnant", comme on peut le lire dans le compte-rendu de séance de l’époque. Ce 13 janvier 2014, de nombreux députés se sont également dits émus à chanter et entendre la Marseillaise à l’Assemblée nationale.

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Serge Grouard lui-même ne "pensait pas vivre un moment comme celui-là, en tant que député". "Tant de grandes figures de l’histoire de France, à commencer par De Gaulle et Jaurès, sont passées cet hémicycle, parfois décrié à juste titre. Vous vous sentez redevables de cette histoire et vous sentez que vous devez être à la hauteur", estime-t-il ajoutant : "L’Assemblée nationale porte bien son nom".