Marion Maréchal-Le Pen : "La loi El Khomri sert de prétexte à la grève"

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Invitée du Club de la presse, la députée FN du Vaucluse a dénoncé sur Europe 1 les méthodes et les motivations des syndicats opposés au projet de loi Travail.

INTERVIEW

"Je ne vois pas ce qui justifie aujourd’hui un tel mouvement social". Sur Europe 1, Marion Maréchal-Le Pen a vivement critiqué les blocages imposés par les opposants à la loi Travail, des pilotes d’Air France aux actions de la CGT, en passant par les intermittents, qui ont manifesté mercredi matin devant la maison de la ministre du Travail Myriam El Khomri.

Des méthodes "insupportables". "Leurs méthodes outrepassent la loi. Entre le droit de grève qui est un droit légal et constitutionnel et les blocages tels qu’ils s’effectuent maintenant depuis des semaines, il y a quand même une grande différence de méthode qui m’apparaît insupportable", a expliqué la député FN du Vaucluse.

Les cheminots, un statut "difficilement justifiable". Outre la méthode, la motivation a également du mal à passer pour Marion Maréchal-Le Pen, notamment dans le conflit des cheminots, qui perturbent le trafic ferroviaire depuis neuf jours. "La loi El Khomri m’apparaît plus aujourd’hui un prétexte que véritablement la raison ou la motivation des cheminots, qui selon moi s’attachent à leur statut qui va rester quasiment inchangé, qui est un statut extrêmement privilégié et difficilement justifiable en l’état actuel de disette des finances. Concernant l’autre sujet abordé, celui de l’ouverture à la concurrence du réseau, la CGT manque terriblement de cohérence", dénonce-t-elle.

Entendu sur Europe 1
La loi Travail ? Je n’y vois pas une régression historique

"Cette loi est insignifiante". La plus jeune députée de France est pourtant loin de défendre cette loi Travail. "Je trouve que cette loi est plutôt insignifiante. Je n’y vois pas une régression historique, mais j’y vois une loi qui rate complètement le coche des TPE-PME qu’elle était censée aider. Plein de sujets sont laissés de côté", assure-t-elle, dénonçant par ailleurs une loi "imposée par Bruxelles". "Il y a la fois un problème de fond, sur les questions économiques qui ne sont pas traitées et un problème de forme sur la dépossession de notre souveraineté". Et de critiquer la stratégie du gouvernement de vouloir à tout prix faire passer la loi : "On ne saisit plus cet espèce d’acharnement à vouloir faire preuve d’autorité contre la volonté des Français", conclut-elle.