Réfugiés : interpellé par des députés PS, Valls défend son "langage franc"

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Réfugiés : interpellé par des députés PS, Valls défend son "langage franc"
Manuel Valls veut s'en tenir aux engagements déjà pris sur l'accueil de réfugiés@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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Le Premier ministre a été interpellé par des députés de la majorité après ses déclarations sur la politique des réfugiés menée par Angela Merkel.

Manuel Valls auteur de déclarations "pas très opportunes" ? C'est le reproche qui lui a été fait mardi, lors d'une réunion avec les députés socialistes. "L'Allemagne fait plutôt bien les choses, il n'y a pas à aller les blesser", l'a même interpellé un ténor parlementaire de la majorité, après la demande formulée par le Premier ministre de mettre le holà sur l'accueil des réfugiés.

"Donner des leçons à Angela Merkel". Selon un député PS, le chef du gouvernement a été "durement critiqué" pour ses déclarations en Allemagne. Il a, selon un autre élu, subi lors de la réunion du groupe un "joli tacle" de Sandrine Mazetier, s'étonnant qu'un Premier ministre français "puisse en Allemagne donner des leçons à Angela Merkel".

"Nous devons avoir un langage franc avec nos partenaires allemands", leur a répondu Manuel Valls. "Le choix de l'Allemagne est le sien. Il faut le respecter. Mais la situation a évolué. Donc il faut un message de responsabilité, sinon c'est la fin de Schengen."

"Il a été majoritairement applaudi." Pour l'un des porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, Hugues Fourage, Manuel Valls a "simplement dit qu'il fallait une dimension européenne", et "faire attention aux déclarations et à la capacité des pays de pouvoir accepter un certain nombre de migrants ou de réfugiés, et qu'effectivement, les positions de l'Allemagne pouvaient parfois déstabiliser la question au niveau de l'Europe".

"Il a été interpellé, mais il a été majoritairement applaudi quand il a rappelé cette vision des choses", a assuré ce proche du locataire de Matignon. L'ambiance au groupe était globalement "franche et grave", a rapporté une députée légitimiste, une autre évoquant un ton "étrange" et relevant qu'il n'y avait "pas d'élan" post-remaniement.