Loi Travail : échec de la motion de censure de gauche

  • A
  • A
Loi Travail : échec de la motion de censure de gauche
@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Partagez sur :

La "gauche de la gauche" n'a réuni que 56 des 58 voix nécessaires pour déposer une motion de censure contre la loi Travail, a déclaré le chef de file des "frondeurs" du Parti socialiste, Christian Paul.

Des députés de gauche ont échoué mercredi, une nouvelle fois à deux signatures près, à déposer une motion de censure contre le gouvernement, au lendemain du second recours au 49-3 pour le projet de loi travail, ont indiqué des socialistes.

Ces députés "continuent ensemble". "Nous nous sommes battus jusqu'au bout contre le cynisme, les pressions... et la loi travail. 56 députés de toute la gauche ont accompagné cette démarche. Ils continuent ensemble", a notamment indiqué  le chef de file des frondeurs PS Christian Paul. En l'absence de toute motion de censure, le projet de loi va être considéré comme adopté en nouvelle lecture, avant de repartir au Sénat.

Le tweet ironique de Bruno Le Roux. "Enrageant et écoeurant... Plus dure sera la chute!" se désolait une frondeuse. "Une nouvelle fois le convoi s'arrête au Morbihan sans aller jusqu'à la Nièvre.... #radiolondres", a ironisé sur twitter le président du groupe PS Bruno Le Roux, en référence aux départements 56 et 58 (où se trouve la circonscription de Christian Paul). Ce proche de François Hollande avait déclaré auparavant être sans "inquiétude" sur un résultat "sans suspense".



Tous les députés Front de gauche, les 10 écologistes contestataires ainsi que des ultra-marins et des non-inscrits, dont des anciens socialistes, avaient paraphé le projet de motion de censure, ainsi que des socialistes, selon des sources concordantes. Dans un communiqué, le groupe FG a regretté "que les députés socialistes qui disaient s'opposer au texte ou même à la brutalité gouvernementale n'aient pas saisi ce seul levier institutionnel pour mettre un terme au mépris affiché par le gouvernement envers le peuple et ses représentants". "Sans motion de censure, le texte est aujourd'hui adopté avec la complicité de la droite qui en approuve la philosophie", ont-ils souligné.