Loi contre le terrorisme : "un pli autoritaire et une surenchère sécuritaire", dénonce Quatennens

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Le député France insoumise du Nord a critiqué mardi sur Europe 1 le projet de loi antiterrorsite du gouvernement, "à côté des enjeux" et qui instaure l’état d’urgence permanent. 

La France insoumise bataille actuellement à l’Assemblée contre le projet de loi antiterroriste défendu par le gouvernement, destiné à sortir de l’état d’urgence, instauré depuis les attentats du 13 novembre 2015, et qui doit prendre fin le 1er novembre prochain. Pour Jean-Luc Mélenchon et ses fidèles, il y a là une dérive sécuritaire. "Pour respecter cette promesse d’Emmanuel Macron selon laquelle il faut sortir de sortir de l’état d’urgence, finalement, on instaure l’état d’urgence permanent", a dénoncé Adrien Quatennens, député FI du nord et invité d’Europe matin mardi matin.

"La question des moyens des effectifs, est prégnante". "Nous  discutons depuis lundi en session extraordinaire d’un énième projet de loi sur le terrorisme. Depuis 1986 il y en a eu 16, dont nous n’avons pas fait le bilan. C’est le quatrième en  deux ans", s’est agacé le jeune élu, âgé de 27 ans. " C’est à côté des enjeux. On évoque pas la question des moyens, des financements. Je rencontre beaucoup de policiers en circonscription, on voit bien que la question des moyens, des effectifs, est prégnante. Là, on discute beaucoup des modalités de fouille. Il y a une espèce de surenchère sécuritaire qui ne viendra pas à bout du terrorisme."

"Des mesures exceptionnelles dans le droit commun. "Adrien Quatennens a aussi fait sien le mot de "démocrature", contraction de "démocratie" et de "dictature", employé par son collègue député du Nord Ugo Bernalicis. "Ce qu’il a voulu dire, c’est que ce projet de loi transpose dans le droit commun bon nombre de dispositions de l’état d’urgence. On met des mesures qui sont exceptionnelles dans le droit commun, qui viennent le transformer et bouleverser sa nature en tant que telle", a précisé l’élu France insoumise.  "C’est une démocratie qui tend de plus en plus à la remise en cause de l’Etat de droit. Il y a un pli autoritaire et une surenchère sécuritaire. Ça suffit à l’expliquer", a-t-il conclu.